DE MÉIUEL, D’AVE N AY
d’aven AY, à de Mcriel.
Pour quelle heure?
DE UÉRIEL.
Quatre heures.
d’aVENAY , l’usejant sur le faiileiiil à d oite.
Merci !
DE MÉRIEL, éionné.
Mon ami... cette émotion?
' d’avenay.
Ah 1 ma foi ! tu en penseras ce que tu voudras, mais, en effet, je suis ému, et très-ému... La vue de ma Hile, sa présence ici... sa joie, ses projets, ses rêves... tout cela m’a profondément remué... Enfin, moque-toi de moi si tu veux, maisje l’avoue que, cette fois, je ne vais pas à un duel comme à une partie de plaisir.
DR MÉRIEL.
Mais, mon cher d’Avenay, je comprends paifaitemf'nt cela, et il n’y a certes pas là matière à railleries.
d'av ë n a y.
Et enfin, je puis bien avouer un moment de faiblesse.
DE MéRIEI..
Tu as fait assez souvent tes preuves.
d’avenay
Ah! oui, parbleu ! des preuves! Se battre pour une fleur, pour quelque amour banal, pour l’heure qui sonne ou poulie temps qu’il fait... Oui, oui, on prouve quelque chose, à savoir que l’on est fou ou idiot, (so levant ei«’.mimani.)Tu comprends, de Mériel, quand au moment de risquer sa vie, et pour une grande cause encore, on laisse à son enfant une noble et courageuse mère qui doit vivre pour l’aimer, et une grande famille qui mourrait pour le défendre, on peut regarder la
morl sans trcniblor et en souriant peut-ôlic ; niais je n’ai personne derrière moi, personne ! et si je tombais, mais à mon dernier moment je rougirais à cette pensée qu’un jour on pourrait dire à. Adrienne pour quelle cause son père l’a faite orpheline.
DE MÉH TEL.
Du calme, mon ami ; tu en as besoin.
d’ave N AY.
Oh ! parbleu ! j’en aurai là-bas, l’habitude... mais ici, je dois penser d’abord à mon enfant. Là-bas, je serai l’homme que tu connais. Ici, je suis le père que tu ne connaissais pas.
Adrien no sort de la chambre à droite.
DE MÉRIEI. , bas.
Prends garde ! ta fille revient.