‹ Le feu au couvent comedie en un acte, en proseChapitre 22 sur 28 · DE M Ê R I E · texte numérisé non relu

DE M Ê R I E

Tu as fait assez souvent tes preuves.

d'aven AY

Ah! oui, parbleu ! des preuves! Se battre pour une fleur, pour quelque amour banal, pour l’heure qui sonne ou pour le temps qu’il fait... Oui. oui, on prouve quelque chose, à savoir que l’on est fou ou idiot, (se ic*ani et # \immani.)Tu comprends, de Mériel, quand au moment de risquer sa vie, et pour une grande cause encore, on laisse à son enfant une noble et courageuse mère qui doit vivre pour l’aimer, et une grande famille qui mourrait pour le défendre, on peut regarder la

mort sans trembler et en souriant peut-être ; mais je n’ai personne derrière moi, personne ! et si je tombais, mais à mon dernier moment je rougirais à celte pensée qu’un jour on pourrait dire à Adrienne pour quelle cause son père l’a faite orpheline.

DE MÉRIEL.

Du calme, mon ami ; tu en as besoin.

d’ave N AY.

Oh ! parbleu ! j’en aurai là-bas, l’habitude... mais ici, je dois penser d’abord à mon enfant. Là-bas, je serai l’homme que tu connais. Ici, je suis le père que tu ne connaissais pas.

Adrienne sort de la chambre & droite.

DE MÉRIKI., bas.

Prends garde ! ta fille revient.

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