D’AVENAY, JEAN
D’AVEN AY, assis sur le canapé.
Jean, donnez-moi une tasse de thé... quelque chose... (jean se mel en devoir d’obéir. ) Ah ! je m’ennuie prodigieusement! J’entends dire de tous côtés que la vie est courte; moi, je la trouve démesurément longue! Aussi, ne suis-je plus étonné que quelques sages esprits y fassent parfois des coupures. (Jean éteint le.
bougies et lève le store de la glace sans tain.) JCEO. je n’ai plus bCSOÎn de
vous; vous pouvez vous rctirér.
Jean sort.
IB
C’est étrange ! je suis fatigué. — Toutes ces nuits passées en fêtes... Jadis, je n’y pensais pas, ntais depuis quelque temps... C’est peut-être que cela ne m’amuse plus comme autrefois.
— Oui, à la longue, cela devient comme une tâche, comme un exercice machinal auquel l’imagination ne prend plus aucune part, (u trouve un petit miroir vous sa main.) Un miroir!... Sotte invention, et qui n’est bonne qu'à vous révéler des choses qu’on n’a pas besoin de savoir : la trace des veilles, des passions mauvaises... l’ombre d’une ride... quelques cheveux qui se * décolorent...
Tout en partant, ses yeux se sont fermés... Il a laissé * tomber lo miroir et s’est endormi. •