‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 54 sur 67 · ES DIR ON ES · texte numérisé non relu

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l'avait résolue (Sicarp et Forestier : Diagnostic et thé-” rapeutique par le lipiodol).

« L'interprétation des arrêts partiels est quelquefois rendue difficile quand l'aspect des images du lipiodol arrêté ne correspond à aucune des figures classiques. Nous ne parlons pas de la forme prise par le lipiodol en cas de tumeur intramédullaire. Les fines coulées festonnées latérales sont ici tout à fait caractéristiques. Par contre, les arrêts en gouttes échelonnées, en grains de chapelet, en grappe de raisin, qui s'étendent sur 5 à ro em. de longueur, sont d'une lecture moins aisée. La plupart de ces arrêts en taches superposées correspondent à des adhérences méningées, à des cloisonnements arachnoïdiens (méningite séreuse, méningite adhésive) que nous avons retrouvés deux fois à l'opération. Le diagnostic d'adhérences méningées avait été porté dans ces deux cas, qui avaient été étiquelés cliniquement myélite transverse de cause inconnue avec paraplégie spasmodique, en dehors de toute syphilis clinique et humorale. L'opération faite par RoBINEAU a confirmé le diagnostic radiologique qui avait été porté. Les adhérences Ont été détruites et les voiles sous-arachnoïdiens déchirés, mais le bénéfice thérapeutique a été nul et la paraplégie spasmodique n’a pas été modifiée dans son évolution.

Les arrêts partiels restent d'ordinaire soigneusement rivés à leurs attaches méningées quelles que soient les déclivités imprimées au rachès.

Les images successives ne varient guère.

Les conclusions à tirer sont que ces arrêts partiels, lipiodolés doivent toujours être confrontés de très près avec la clinique. Les signes cliniques et biologiques, l'évolution des troubles nerveux, l’albuminose rachidienne, etc... doivent être, dans ce cas, analysés

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«:dolée. ».

D avons Observé un certain nombre de cas de myélile avec arachnoïdite, c’est-à-dire avec accrochage persistant du Hipiodol. Il s'agissait de myélites d’étiologie indéterminée, mais ie lente et progressive ; l'arachnoïdite — où plutôt le féeutrage arachnoïdien — n'avait d'autre expression que l’ dvorbuage durable du lipiodol. Ce symptôme, répétons-le, S'il témoigne bien de l'existence d'un feutrage arachnoïdien, ne permet en rien de préjuger de son rôle pathogène, qui est nul ou insignifiant.

L'argument essentiel des partisans de l’arachnoïdite en tant que lésion primitive entraînant secondairement des troubles radiculo-médullaires, est l'argument thérapeutique. La section chirurgicale des brides arachnôïdiennes devant être suivie d’une notable amélioration de l'état du malade.

Les résultats thérapeutiques publiés sont très variables et il se dégage des diverses statistiques, une forte impression de pessimisme. ; $

: Certains résultats cépendant-paraissent très brillants, d'une façon très rapide — trop rapide même car ils sont publiés avec une précocité dangereuse.

: Nous donnerons plusieurs exemples : telle une malade de MM. Faure-BrAULiIEU-dE MARTEL-SALOMON, qui fut publiée comme guérie après suppression des brides méningées, et chez qui les auteurs, six mois plus tard, constataient que tous les troubles avaient reparu.

Il faut toujours tenir compte de la possibilité de régression spontanée du processus évolutif. Nous citerons à titre de comparaison le cas suivant de sclérose en plaques qui nous à été communiqué par M. ALAJOUANINE. Il s'agissait d’une malade atteinte de névrite optique ét robatbaire isolée, qui fut rapportée par l'examen d'un spécialiste à une sinusite. L'intervention fut sui-

vie d’un plein succès apparent, les manifestations nerveuses disparurent. Ce cas fut enregistré comme un succès. Un an après la malade était de nouveau atteinte de névrite rétro-bulbaire du côté opposé. Depuis, la malade a succombé à l’évolution d'une sclérose en plaques.

Certaines améliorations post-opératoires sont plus difficilement explicables. Ainsi; un malade dont lobservalion est rapportée par METzGEr dans sa thèse (Obs. X) était amélioré d’une façon immédiate par l'intervention (section de cloisonnements arachnoïdiens). En particulier, des troubles de la sensibilité profonde, très importants avant l'intervention, avaient disparu.

La sensibilité profonde était presque parfaite ». Ce malade ayant succombé 10 jours après l'acte chirurgical, l'examen anatomique permit de constater que les racines postérieures et les FRrEees postérieurs étaient fortement dégénérés.

Dans de très nombreux cas, les résultats opératoires sont nuls ; ce qui n’est pas pour surprendre, car nous avons montré que les lésions leptoméningées sont des lésions secondaires ; le processus causal est médullaire.

Voici, à titre d'exemples, parmi un certain nombre d'observations, deux cas où l'existence d’un feutrage arachnoïdien est démontrée par l'épreuve lipiodolée mais où il est non moins démontré qu’il n’est qu'une lésion d'accompagnement d’une affection médullaire évolutive. ,

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