‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 57 sur 67 · OBSERVATION IF · texte numérisé non relu

OBSERVATION IF

M: Gib...: 32 ans.

‘En avril 1934. — Apparaissent quelques temps après un épisode grippal (?) des troubles sphinctériens ; en particulier, difficulté de la miction. Ces troubles. sphinctériens se sont maintenus depuis lors. |

SE FTS .

En novembre 1934. — Le malade accuse une sensation de constriction au niveau de la région LOT DEITE à ne SpA en rien les mouvements.

En juillet 1935. — Apparition de fourmilléments dans la jambe gauche et principalement” dans le pied. Puis, sensation: d'engourdissement de tout le membre inférieür gauche.

On aurait constaté à cette époque, que le réflexe culané-plantaire droit se faisait en extensiôn, et que les rflexses cutanés abdominaux étaient abolis, et qu'existaient des troubles légers de l’équilibration: :: |

En août 1635. — Sensation de faiblesse et de raideur du mem-bre inférieur droit. Après une phase de régression les troubles moteurs reparaissént et s’accompagnent d’une certaine gêne dans le membre inférieur gauche.

En outre le malade constate à cette période qu'à l’occasion des mouvements de flexion de la tête, il éprouvait une sensation de: « court-circuit » sensation vibratoire bizarre, prédominant à la région lombaire. 7 k

Depuis août 1935 l’état du malade reste à peu près stationnaire, la gène de la marche représentant. le trouble dominant.

En @ctobre 1935. — Une ponction lombaire est pratiquée: pression du liquide au manomètre de CLaune 0. L'épreuve de: QUECKENSTEDT-STookey ne révèle rien d’anonmal. Albumine du liquide : o gr. 25. Cytologie 5 éléments par mim3..

Une injection intra-arachnoïdienne de lipiodol montre un accrochage persistant. Ce malade soigné jusqu'alors en Pologne, vient en France pour que soit décidée l'opportunité d’une inter-

vention chirurgicale qui paraissait indiquée du fait de l'existence:

du feutrage arachnoïdien.

A l'examen, en mars 1936 on constate les signes suivants :

Démarche ataxo-spasmodique légèrement festonnante.

Slation debout. — Hypotonie statique avec fixité des rotules.

La station debout les yeux fermés provoque un signe de Rom-

BERG, lent, mais net.

Force musculaire.

réflexes sont normaux.

Aux membres inférieurs, elle: est diminuée ; la diminution

porte surtout sur les raccourcisseurs et elle est beaucoup plus-

srieurs ; les:

marquée pour le membre inférieur droit. Les réflexes tendineux, rotuliens, achilléens sont polycinétiques.

Il existe un clonus des deux pieds.

Le signe de Bapinsky existe des deux câtés.

Les réflexes cutanés abdominaux moyens et infkrieurs gauches sont abolis.

Des troubles importants de la sensibilité sont constatés au niveau du membre inférieur gauche, troubles portant sur la sensibilité superficielle, tact, piqûre, chaleur, froid ; la sensibilité osseuse au diapason est également diminuée. Du côté droit, la sensibilité est normale.

Les différentes ‘épreuves telles que, talon sur le genou sont mal effectuées, le but étant dépassé.

Aux membres supérieurs, existe une légère adiadococinésie.

À la face, le malade accuse une sensation de courant électrique dans l’hémiface gauche par accès de courte durée.

Le réflexe cornéen gauche est diminué. Il existe du mystagmus dans le regard latéral.

Notons que chez le malade, il n'existait aucun trouble radiculaire. L'étude du réflexe pilo-moteur, des modifications thermiques, ne révélait aucune anomalie.

Une radiographie du rachis faite en mars 1626 montre que l’accrochage lipiodolé a conservé la même disposition, qu’en octobre 1925, montrant une petite bille lipicdolée en D7 et un aspect en coulée au niveau de Do.

Bien qu'il y ait chez ce malade un accrochage lipiodolé net, le mode évolutif, l'existence de signes cérébelleux nets font porter le diagnostic de sclérose en: plaques (paraplégique avec prédominance de syndrome de Brown-SEQuAR»D) et rejeter l'intervention.

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