CHAPITRE XVII
Jacques Ledemé et Marie Vasse [niiteK
Le morcellement des biens était accompli : il était loin de favoriser la branche aînée. Mais, par le fait, il y avait eu double succession, celle de Jean Vasse d'abord, puis celle de Jean-Jacques.
Il fallait maintenant satisfaire les créanciers, qui devenaient pressants. Malheureusement, pour payer, les héritiers étaient obligés de vendre, et les acheteurs ne se trouvent pas de
constatait leur nature particulière, c'est qu'ils faisaient partie de la régale de révéque et reportaient à Thouvoie, tandis que Chères relevait direcment du comte du Maine.
La féodalité de Villechenon s'élendait dans la paroisse de Sillé-le-Philippe et dans d*aulres paroisses circonvoisines. Parmi ses principaux membres, on comptait le fief de Pacé, possédé alors par dame Ann&Cesneau, veuve de noble Jacques Lair, vivant receveur-général des finances en la généralité de Tours ; celui de Boisrier, qui appartenait a leur fille, demoiselle Madeleine Lair ; celui du JajoUay, pour raison duquel M« François Amellon, sieur du Grand- Val, faisait acte de foi et hommage au seigneur de Chères en 1687 ; le lieu des Fauqueries, acquis récemment par Jacques Chouet de la Candie, écuyer, etc.
Quant au ressort de Dinan, il s'étendait dans la paroisse d'Yvré-l'Évêque et dans les paroisses circonvoisines et comprenait le droit de pêche dans les rivières de THuisne et de la Morte-Parcnce. Parmi ses terres hommagées, on remarquait celle de Feumusson, dont jouissait, en 1688, Charles Lepcltier, bourgeois du Mans ; celle de Dinan, qui appartenait ârM« Michel Barreau, avocat, mari de demoiselle Elisabeth Lepcltier, et à demoiselle Renée Lepellier, veuve de Charles Le Blanc, écuyer, sieur de Vincense ; celte de Maurepalre, possédée par les chapelains de Saint-Michel-du- Cloiti^e, etc.
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suite ^ du moins les acheteurs raisonnables. De là des retards, et les poursuites commencèrent.
Les métayers eux-mêmes, qui devaient, en vertu de certains jugements, verser une partie de leurs fermages entre les mains des créanciers, ne s'exécutaient pas de bonne grâce. Trois d'entre eux, surtout, Julien Véron, Charles Bouju, François Moransais eurent souvent affaire aux sergents (1).
Privé de tout crédit, Jacques Ledemé était arrivé, en 1690,
(i) n en résalta une de ces aventures burlesques, qui sont Taccompagnement ordinaire des choses les plus tristes.
Julien Véron avait été condamné, le 9 mars 1689, à payer sur ses fermages la somme de 200 livres aux dames religieuses de Saint-Ik)minique. Au mois de mai, il n'avait pas encore donné un sou et il 8*était retiré avec son mobilier au bourg de Savigné. C'était le cas de lui envoyer une contrainte. Donc, le 16 mai, arrive Thomas Chassevant, huissier ordinaire au siège royal des Eaux et forêts, accompagné des sergents René Poupart et Jacques Gobert, demeurant comme lui paroisse de la Couture. H somme, au nom du roi, certains voisins d'assister à Texécution qu'il se propose de faire : tous refusent. L'huissier, accoutumé à ces aménités, se contente de ses recors et se dirige avec eux vers la maison de Véron. Mais la maîtresse du logis lui ferme la porte au nez. Alors, sans se déconcerter, il entre dans l'écurie et y saisit une jument sous poil noir avec une veille nasche de corde.
On pense Men que tout cela n'avait pu se faire sans bruit. Les gens de Savigné s'étaient attroupés -, chacun exprimait ses sentiments à sa manière, celui-ci par des rires, celui-là par des huées et par des mots malsonnants.
A la vue de la cavale, que Thomas se dispose à emmener, déclarant qu'il la vendra aux Halles, dans huitaine, au profit des dames religieuses de Saint-Dominiqua, le tumulte augmente. Du milieu d'un groupe s*élance M* Sébastien Dutertre : il gesticule, en proie à la plus grande colère : € C'est ma jument, dit-il, on me vole ma jument ! à moi, mes amis ! arrêtez ce voleur !... » Mais le brave sergent reste sourd, et^ malgré les cris et les efforts du tabellion, il s'échappe avec Tanimal.
Arrivé au Mans, paroisse de la Couture, il confie son buUn à Pierre Denis, maître de l'hôtellerie, ou pend pour en$eigne le Daulphin ; puis, au bas de son procès-verbal il a soin d'ajouter : c Sauf a moy a me pourvoir contre M* Sebastien Dutertre , notaire royal au dict Savigné, pour les injures atrosees et scandalleuses par icelluy contre moy proférées, mayant appelle volleur et que je luy avois voilé la dicte jument. »
Dès le même jour, le notaire accourt au Mans ; il fait si bien que le bailli de la Prévôté, dûment éclairé, ordonne que la fameuse cavale lui soit rendue.
Grande rumeur chez les dames religieuses : leur gage était perdu f 1^ plus, leur procureur ordinaire, M* François Richer, était absent. Que faire ?
à un tel dénuement, que sur sa part de la somme de 200 livres due au notaire Dutertre pour vacations, voyages et travaux lors du partage de 1688, il ne pouvait donner qu'un à-compte de 7 livres et restait débiteur de 93 livres. Les droits de rachat eux-mêmes n'étaient pas payés , et le sieur Pommier, receveur du domaine, menaçait de saisir le fief.
Enfin, lorsque tout semblait désespéré, le sieur du Lude parvint à vendre ses bois de haute futaie pour 5,000 livres et il obtint, à titre de prêt, 2,000 livres de dame Louise Berrier , sa grand'mère , qui était venue demeurer à Savigné (1).
C'est alors, sans doute, que Gilles Lefebvre reçut une partie de ses 5,300 livres. Nous le voyons, en effet, le 10
n n'y avait pas de temps à perdre : on s'adresse à un de ses confrères, M* Fournier, qai rédige à la hâte une supplique au sénéchal.
I/un des juges, commis à cet effet, accueille la supplique et écrit à la suite : « Veu la présente et le procès verbal de refus d'ouvei*ture, avons permis de faire faire ouverture de la porte de la maison en question par Gouttard^ m* seirurier de cette ville, auquel nous enjoignons de«ce faire a la première réquisition a peine de dix livres d'amende ; permis en outre a rhuissier, porteur de la contrainte, de se faire assister dune ou deux personnes, outre ceux dénommés en son d. procès verbal, pour la seureté de sa personne. Au Mans, ce 17 may 1689. » Ledivin.
Et le 18 au matin, Thomas Chassevant reparait au bourg de Savigné, accompagné de ses deux sergents Gobert et Poupard, de Pierre Glotereau, m<> de la paroisse de Saint-Nicolas, et du serrurier Goutard.
Le notaire, qui avait sans doute recouvré le sang-froid en même temps que sa jument, avait-il recommandé à Julien Véron et à ses voisins d'être sages? Ce qu'il y a de vrai, c'est que le serrurier Goutard ne fut point obligé d'ouvrir la porte de Véron et que Chassevant put saisir tranquillement dans le domicile de lancien fermier : six pipes de vin hlancq, deux douzaines de draps de toille de brin de chacun quatre aulnes, six napes, deux douzaines de serviettes de mesme toille, soixante livres de vaisselle tant plcUte que creuse d'estairiy quarante livres de fil de brin escru, un lict garny d'une couette, d'un travers lict, de deux oreillers remplis de plume d*oie ensouillés de couetty, d'une couverture de laine blanche et de quatre rideaux de sarge couleur jaulne.
Le procès-verbal est signé : J. Gobert, J. Veron, A. Goutard, P. Glotereau, A. Poupard, Th. Chassevant. Au-dessous de la signature du serrurier on lit : receu 25 s.
(ftElle était veuve de René Aubry, vivant écuyer, secrétaire du roi : elle mourut en 1093.
décembre 1690, dans las meilleurs termes avec le seigneur de Chères. Ce jour-là, il tenait sur les fonts de l'église de Savigné, avec dame Louise Berrier, Louise-Françoise, fille unique de Jacques Ledemé et de Marie Vasse.
De son côte, Anne Vasse (1) vendit, au commencement de 1691, sa métairie des Goislardières à François Grémy, bourgeois du Mans (2).
Grâce à ces diverses ressources, le sieur du Ressort fut complètement remboursé, ainsi que les autres créanciers , excepté Benjamin Mauduit et les dames religieuses.
En 1692, on voit de nouvelles poursuites de la part de Mauduit. A quelle époque reçut-il enfin ses 1,500 livres? Impossible de le savoir : les pièces manquent.
Quant aux religieuses da Saint-Dominique, elles n'avaient pas encore été payées de leurs 3,000 livres en 1699. Jeanne Vasse (3) qui , d'après les arrangements de 1688, était tenue d'éteindre cette partie de la dette commune, avait obtenu délais sur délais. Vivement pressée, elle dut pour s'acquitter contracter un emprunt de même somme, le 28 avril 1699, devant MM«» Charles Cureau et René Delavigne, notaires royaux au Mans. Son nouveau créancier était M« Louis Blanchardon, qui fut, par là même, subrogé aux droits, privilèges et hypothèques des religieuses (4).
Le môme jour, et devant les dits notaires, fut donné quittance par les dames de Saint-Dominique , assemblées en
(1) Elle avait épousé, en i69<'S François Chauvelier, commis aux Aides de l'Ëlection de la Flèche.
(2) n était fils de Jeanne de Monthotté, mariée en secondes noces a M» Jacques Brissard, awcal au siège de Beaumont-le-Vicomle. Ainsi les Goislardières revenaient à un petit-neveu de Scholastique Crespin.
(3) Devenue veuve, elle avait épousé W Germain Marguentin, bourgeois^ qui, dans la suite, fut notaire royal à Savigné.
(i) M* Louis Blanchardon était conseiller du roi, maître-particulier des Eaux et forêts, et capitaine des chasses de la province du Maine. 11 demeurait au Mans, paroisse de Saint-Vincent. Les Blanchardon se sont succédé de père en fils, comme maitres-paiiiculiers des Eaux et forêts, jusqu'à la Révolution.
leur parloir, après le son de la cloche, es personnes de dame Renée Potevin, prieure , Jacqueline Boucher, sousprieure, Françoise Lalande, Marie Marest, Marie Aubert, Marthe Dupont, Julianne Pottier, Marie Du Perray, Françoise Nepveu, Renée Chevallier de la Chicaudière et Madeleine Le Joyant. Elles reconnurent avoir reçu la somme de 3,000 livres en principal, qui leur était due depuis cinquante-cinq ans , et celle de 60 Uvres pour le reste des intérêts.
En dehors du dossier judiciaire, d'où nous avons tiré la plupart des détails qui précèdent, nous n'avons presque rien sur le sieur du Lude et sur sa femme.
Leur position, amoindrie par le partage de 1688 , fut pour eux une cause permanente de privations pénibles.
Les débris d'un registre de remembrances , renfermant justement les teneures des assises de Chères jusqu'aux dernières années de Jacques Ledemé , nous montrent avec quel soin celui-ci veillait à la prompte perception des profits de son fief. Il en avait si grand besoin ! Il ne se contentait pas de faire assigner ceux de ses vassaux, qui devaient bailler par aveu ou par déclaration, et qui avaient laissé passer le temps de Coutume. Il assistait fort souvent avec Marie Vasse aux jugements rendus par son bailli, et il exigeait de la part du procureur fiscal un contrôle sévère. On constate, en effet, un certain nombre de déclarations frappées de reformation.
Ce qui donne surtout du prix à notre document, échappé comme par hasard à la destruction, ce sont les noms des sujets de la seigneurie , qui se distinguent par leurs titres ou par leurs fonctions. On voit les signatures de la plupart d'entre eux, et à côté celles de Jacques Ledemé, de Marie Vasse, du bailli et des autres officiers.
De 1688 à 1704, le bailli de Chères fut M« Ambroise Renauldin(l). Sébastien Dutertre, d'abord greffier, remplace plus tard, en qualité de procureur fiscal, M« Louis Hodebourg, notaire royal au Mans (2). Plusieurs greffiers se succèdent dans le même espace de temps: après Dutertre, viennent M« Germain Marguentin, le mari de Jeanne Vasse, un sieur Jacques Martin, etc.
C'est devant cette petite cour féodale que paraissent :
En 1688, M« Jacques Barbe, procureur des vénérables prêtres de l'Oratoire (3) ;
Guillaume Caillon, marchand droguiste au Mans, procureur de François Guillon, écuyer, conseiller du roi, trésorier-général de France au bureau des finances, à Tours, .seigneur de la terre de Mortrie (4) ;
Charles Dreux, procureur et fermier de dame Renée Vasse, veuve messire René de Vahais, sieur de Vauloger (5) ;
M* Honorât Hoyau, conseiller du roi, et son procureur au siège de la Prévôté du Mans (6).
(1) Ambroise Renauldin, avocat, fut deux fois échevtn^ en 1605 et en 1606.
(2) Louis Hodebourg, notaire royal, exerça aussi les fonctions d^échevin en 1703.
(3) Ils avaient acquis, au profit de leur collège, pour partie de la fondation de deux classes de théologie en tceZuy, de M* Jacques Âubert de Boisguietet de damoiselle Louise Le Teissier, sa femme, entre autres biens, la métairie de Soufllalot, sise en la paroisse de Savigné. Quatre quartiers de vigne au clos d'Hauteville, dépendant de la dite métairie, relevaient censivement de Chères sous le devoir de 3 sous 4 deniers.
(4) A la mort de Marie Guillon, veuve de Jacques Caron, le nouveau seigneur de Mortrie s'appelait François Guillon, et il avait juré foi et hommage, pour partie de la Blanchardière, à Jean Vasse, le 5 novembre 1655. (Inventaire.) Etait-ce le même personnage que François Guillon, sieur de Monthébert, conseiller au présidial dès 1629 ? Le trésorier-général, dont il s*agit, était-il fils du conseiller ?
(5) Elle possédait seize quartiers de vigne au clos du Dagron (Inventaire).
(6) Il était requéreur de saisie des biens de feu M* Jacques de la Taillais, vivant propriétaire de la métairie du Pré-aux-Lièvres. L'Inventaire nous apprend que ce domaine était possédé : en 1G22, par Anne de Lucy, veuve du seigneur de Saint-Mars-la-Brière ; en 1639, par Jacques Pousset (fils
Madeleine Séglineau, veuve de M« Jean Cormier, vivant huissier à Paris, assistée de son gendre, M« Pierre Menant, notaire royal au Mans (1) ;
En 1689, monsieur maître Louis Blanchardon, conseiller du roi , maître-particulier des Eaux et forêts, capitaine des chasses du comté du Maine et de la baronnie royale de Longaulnay (2) ;
M* Simon Drouet, avocat au présidial, procureur de messire Paul Fréart de Chantelou, chevalier, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi, gouverneur de la ville et du château de Château -du -Loir, seigneur de Fontenailles et d'Ecommoy (3) ;
M« Noël Duval (4) ;
Damoiselle Anne Vasse (5) ;
Nicolas Chuppin, sergent, procureur de François Pichard, sieur de Bellanger , et de damoiselle Jeanne Vasse (6) ;
de Josias Pousset, conseiller au présidial?) ; en 1615, par Samuel Gilles de la Guiounière, conseiller au présidial ; en 1660, par Jacques de Goumay, mari de Catherine de Chahanay ; en 1679, par le dit M* Jacques de la Taillais. (Inventaire.)
(1) Le lieu du Casseau appartenait à Madeleine Séglineau.
(2) 1\ devait obéissance pour, son bien de MaucuU
(H) Le seigneur de Fontenailles faisait offre de foi et hommage pour les fiefs de Beaucé et du Vivier, quMl avait acquis, vers 1679, des administrateurs de rhôpital -général, et ceux-ci étaient tenus cependant, pour raison des mêmes objets, de fournir un homme vivant et mourant. Les acVes, modifiant ce qui avait été réglé du temps de saint Vincent-de-Paul, nous font défaut.
(4) En 1620, Ton voit M< Jean Duval, avocat, mari de Michelle Sabëau, faire acte de foi et hommage pour un des lieux de Forges. En 1625, son fils Jean, également avocat, rend aveu pour le môme domaine. M* Noèl Duval, qui parait ici, était leur héritier.
Françoise de Vancé, épouse de François de Samson, écuyer, sieur de la Boume, avait fait acte de foi et hommage pour un autre lieu de Forges, en 1634. (Inventaire.) Un troisième appartenait, en 1689, à M* Jean-Baptiste Thoury, notaire royal à Montfort. (lbidem>.
(5) Elle baille déclaration pour son lieu des Goislardières, et reconnaît devoir 3 deniers de cens.
(6) 11 rend déclaration pour raison de tout ce qui leur est échu au partage de 1688.
Pierre Maloiseau , agent et procureur de révérende Dame Marguerite de Beauraanoir, abbesse de Notre-Dame de la Perrigne (1) ;
Enl690, Dom Pierre Samson, procureur des vénérables Abbé et Religieux de Saint-Vincent (2) ;
M« François Dreux, notaire royal, procureur de René Blondeau, écnyer, sieur des Ardrillers, chevalier de Saint- Lazare , capitaine de vaisseau (3) ;
En 1694, M« Jean Bourges, receveur de la terre de Fontanailles, procureur de M« Jacques Guillot, lieutenantgénéral en la sénéchaussée et siège royal de Château-du- Loir (4) ;
En 1695, M« Gabriel de Renusson , prêtre, docteur de Sorbonne, étant de présent en son lieu de la Championnière (5) ;
En 1696, M** Jean Bourges, receveur et procureur du sieur de Chapuizeau, parti pour le service de Sa Majesté, en qualité de capitaine des gardes du corps (6) ;
(1) Dés 1625, Tabbesse de la Perrigne avait fait déclaration pour le Boisaax-Ba.<ses et pour autres objets.
("Z) Ils possédaient dès lors, outre la métairie d*llauteville, un grand nombre de quartiers de vigne dépendant de Chères, et le bordage de Châteaux.
(3) René Blonde«u était propriétaire du lieu de TArdoise : il avait pour père le célèbre avocat, Charles Blondeau, auteur des Portraits des iunnmes illustres du Maine.
(4) Jacques Guillot avait épousé Françoise de Gouin^ fille de messire François de Gouin, chevalier, premier écuyer de M"« la duchesse de Bourbon, et de feu Françoise Le Roy. Françoise de Gouin était petite-fille de Françoise Mariette, épouse en secondes noces de messire Paul Fi'éart de Chantelou, seigneur de Fontenailles.
(5) Propriétaire de deux quartiers de vigne au clos d*Hauteville.
(G) Le receveur de Fontenailles demandait par lettre, au nom de son nouveau maître Henri-Louis de Gouin de Chapuizeau, un délai pour la rédaction de l'aveu des fiefs de Beaucé et du Vivier. Le porteur de la lettre était Nicolas Mongendrc, sculpteur au Mans, qui travaillait sans doute alors au château de Fontenailles ou dans Téglise d'Ecommoy.
M® Pierre- Alexandre Bouvet, sieur de la Mazure, curé de Savigné (If ;
M® Guillaume Guyard, chapelain de la chapelle de Sainte- Catherine de l'abbaye de la Perrigne (2) ;
Dame Marie du Bellineau, épouse de René Guillon, écuyer, seigneur de Mortrie , trésorier des finances de la généralité de Tours (3) ;
M« Pierre de Renusson, avocat au parlement de Paris (4) ;
En 4699, M** Jean- Baptiste Bouquet, bourgeois du Mans, procureur de M® Julien-René Bouquet, prêtre ^ licencié en théologie de la faculté de Paris, principal du collège de Bayeux (5) ;
En 1700 , Charles Dreux , marchand et vigneron de Savigné (6) ;
M« Jacques Le Breton, sieur du Vivier, conseiller du roi, commissaire aux revues et aux logements des gens de guerre à Beaumont-le-Vicomte, tant en son nom que comme procureur de dame Anne Drouet, veuve feu Jean Le Breton, et de ses cohéritiers (7) ;
(1) n s'agissait de sept quartiers de vigne, sis au clos de Montcheviier et dépendant de la cure de Savigné.
(2) U rend déclaration pour raison d'un quartier de vigne, qu'il possédait au petit clos d'Haute ville.
(3) Elle fait acte de foi et hommage pour partie de la Blanchardière.
(i) n avait acquis récemment la métairie du Pré-aux-Lièvres, vendue par décret. Le bailli Uenauldin étant absent, c'était M« André Louis des Malicottes qui tenait les assises.
(5) U s'agissait d'un acte de foi et hommage pour raison d'un des lieux de Forges, cédé en entier au principal du collège de Bayeux, par ses cohéritiers, au nombre desquels était M* Julien Bouquet, prêtre, chanoine de l'Eglise du Mans.
(6) n avait pris de Messire Louis de Clinchamp, chevalier, et de dame Françoise Mocquereau, son épouse, à rente annuelle et perpétuelle, l'un des lieux de Vauhubert.
(7) Les héritiers de Jean Le Breton possédaient quelques pièces de terre, dont Tune était près du bordage de Courdou.
M« Noël Duval , Ucencié-ès-droits , au nom de M« Jean- Baptiste Duval, sous-diacre , étudiant à Angers (i) ; •
Dame Marie-Anne Le Gaigneux, veuve de Charles Rousseau, vivant sieur de Paradis et de la Mahotière (2) ;
En 1702, M« Charles Thoury, notaire royal à Sillé-le- Philippe, fils aine et principal héritier de M<^ Jean-Baptiste Thoury , vivant notaire royal (3) ;
En 4703, René Le Gaigneux , sieur de Gaigneux , flls aîné et procureur de Jacques Le Gaigneux, écuyer, sieur de Luigné, élu en l'Election du Mans (4) ;
En 1705, M« Jacques Le Tessier, licencié-ès-droits , et damoiselle Catherine-Marie Thomas, son épouse, fille aînée de feu Emery Thomas, écuyer, sieur de Beaumont et de Jupille, et de Marguerite Louis des Malicottes (5).
Jacques Ledemé mourut prématurément, le l®' février 1707 , à rage de quarante-sept ans.
Quatre jours avant son décès, il avait pu signer le contrat de mariage de sa fille Louise-Françoise avec Charles-Denis Chouet de la Gandie , écuyer.
Nous possédons une copie sur papier de cet acte, par lequel le fief de Chères allait passer dans une autre famille plus élevée et plus distinguée que celle des Ledemé.
Le sieur et la dame du Lude avaient dû attacher un grand prix à une pareille alliance, car ils abandonnaient à leur
(1) n s*agissait d'exhiber le titre sacerdotal de 50 livres de rente fondée et à prendre sur un des lieux de Forges.
(2) Il y avait au clos de Cherais des vignes dépendant de la Mahotière.
(3) n fait acte de foi et hommage pour son lieu de Forges.
(4) n demande communication des anciennes obéissances pour raison d'un lieu lui appartenant et sis au Pelit-Feu.
(5) Us s'avouent sujets de Chères pour raison de deux quartiers de vigne sis au lieu de Montchevrier.
fille tous leurs biens meubles et immeubles , se réservant seulement le droit d'être logés, nourris, entretenus de toutes choses, gelon leur qualité et condition, par les futurs époux. Marie Vasse, devenue veuve, vécut encore près de onze ans, et eut la consolation de voir plusieurs de ses petitsenfants grandir autour d'elle. On lit dans les Registres de la paroisse de Savigné que la dame du Lude fut inhumée , le 25 novembre 171?, dans la chapelle de Saint-Jean.