‹ Le fief de Chères et ses seigneursChapitre 31 sur 34 · CHAPITRE XXI. Charles-Louis Crespin et Louise-Jacquine Beun (suite · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI. Charles-Louis Crespin et Louise-Jacquine Beun (suite

Que devint le jeune Crespin après le décès de sa mère? Resta-t-il à Montargis , ou bien retourna-t-il au collège de Savignô, chez M^ Louis Bigot?

Au mois de janvier 1768, nous le voyons établi au Mans, chez d'honorables personnes, les demoiselles Belin, qui demeuraient à Gourdaine, en face de Téglise Notre-Dame, au bas des pains de Gorron. A défaut de la maison de Chères, d'où Téloignait sans doute h dessein la dame Brette du Coudray, il avait à Saint-Vincent sa tante Madeleine- Jacquine, qui aurait pu lui servir de mère. Sa sœur consanguine, Charlotte Crespin, mariée h M® Louis-Claude Morin de La Masserie, notaire dans la paroisse du Crucifix, ne l'avait pas non plus retiré chez elle. On ne sait vraiment comment expliquer un pareil abandon.

C'est alors qu'apparaît tout à point M»"« Denis-Jean Chouet, pour diriger et pour protéger l'unique rejeton d'une famille jadis si nombreuse.

Denis-Jean était resté dix ans au couvent des Jacobins et il y avait été ordonné prêtre.

Vers la fin de 1749, il avait demandé et obtenu en cour de Rome l'autorisation de passer, pour cause de santé, dans

Tordre de Saint-Benoît d3 Tancienne observance (1) : le 13 avril suivant, il était admis, après de nombreuses formalités, h remplacer dom François Faligon h Tabbaye de Lassie-en- Brignon , dans le diocèse de Poitiers.

Au bout de treize ans, notre bénédictin, las de la vie commune, se procurâtes pouvoirs nécessaires pour posséder des bénéfices sans être astreint à la résidence, et il partit pour Paris. Dès le 6 septembre 1763 , par son procureur dom Edme Gounot, bi^nédictin de la congrégation de Saint- Maur, demeurant à Tabbaye de Saint-Alaire-lès-Clermont en Auvergne, il prenait possession réelle de la sacristie, office claustral et manse du prieuré de Saint-Georges d'Augerolles, situé dans le diocèse de Glermont , et ce, sur la résignation « a luy faitte » par dom Becliet d'Arzilly.

Nous avons un acte du 11 août 1764, où il est qualifié prêtre, prieur de Paluès : il avait donc obtenu depuis un an un nouveau bénéfice, et il demeurait alors rue Traînée, dans la paroisse de Saint-Eustache.

Peu de temps après, il avait résigné ce prieuré ; dans un autre acte du 19 mars 1768, il ne porte plus le titre de prieur de Paluès, mais celui de prieur d*Herville. C'est ce nom d'Herville qu'il devait dès lors substituer à son nom de la Gandie et conserver jusqu'à sa mort.

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