VIII
Charles-Louis Crespin retira, tout compte fait, environ 10,000 livres de la succession de son oncle.
(1) Le prieur d'Herville avait placé à fonds perdus, au denier dix, 23,000 livres provenant de ses économies, ce qui lui faisait 2,300 livres de rente : il recevait en outre de l'Etat une pension de 1,000 livres. Parmi ses débiteurs, se trouvait son neveu pour une rente de 000 livres, depuis 1787.
Il avait, en 1793, reçu une plus forte somme, en qualité d'héritier de la dernière dame de Mauny, M"»® de Chenevières.
Marguerite-Françoise Chouet était morte, le 26 décembre 1786, et le partage de ses biens avait donné lieu à des procès, qui, commencés devant les juges du présidial, étaient encore, au milieu de la terrible année, pendants et indécis devant le tribunal civil du Mans. Les Chouet, reprér sentes par Crespin de Chères, par M*"® de Vilaines et par M™« de Maridort, n'avaient pu s'entendre avec les Le Noir, arrière-neveux de Marie Maillard.
Effrayé de difficultés, qui menaçaient de se prolonger indéfiniment et qui n'étaient pas sans danger à une pareille époque, Charles-Louis Crespin avait cédé pour 24,000 livres tous ses droits à Nicolas-Louis Juteau, homme de loi. On peut évaluer, en outre, à 6,000 livres ce qu'il avait reçu, depuis l'ouverture de la succession, pour sa part des revenus et de diverses créances.
Quant à l'habile praticien, il devait trouver dans la suite le moyen de s'arranger avec les autres héritiers collatéraux de M™« de Chenevières , et voilà comment sa famille possède aujourd'hui le château et la terre de Mauny.