SCÈNE VL HAUYERGNAT, puis MADAjlE B£RT£AU
HAUV£RGi>îAT, seul.
Elle était bien impatiente d'emmener son monde. Elle a paru inquiète lorsque j'ai p.ar]é du sachet qu'il m'avait dit ' de brûler. C'est un singulier cadeau de noce qu'un loyer à
payer. 11 y a du louche là-dedans. Où donc est-il, ce
sachet? Ahl ici. (U va le pxendn da»» un bahut.) YoyOUS. (U Tou-
^6.) Rien que les bêtises.' Dans la doublure? Il me semble
que je sens quelque chose. Un papier 1 (Rentre madame Berteau.)
HADAHE BERTEAU.
Je remonte.
HAUVERGNAT, à paît.
Parbleu! s'il y a du louche! (n cache le sachet sous sou paletot.)
as LË^FILS.
MJLÙAUE BURTEAU.
J'ai réfléchi qu'ayaiu ma voiture il est plus simple que j'emporte le portrait.
MAIIVERGNAT.
C'est plus simple, effectivement, in monte à réeheiie.)
MADAME BERTEAU
Et puis, mon fils est parti de son côté, et alors j'ai de la place dans la voiture. — Vous avez parlé d'un sachet?
MAUVERG^AT.
D'un sachet?
• MADAME BBRTEAU.
D'un sachet que \ous aviez conservé*
MAUVERG.NxVT.
Ah! oui.. 11 est possible que j'aie quelque part un
sachet. ( Il redescend. ) Voici la peinture.
MADAME BERTEAC.
Ce sachet, seriez -vous assez bon pour me le chercher?
MAUVERGiNAT.
Certainement. Je vous le chercherai un de ces jours,
dès que j'aurai le temps.
MADAME BERTEAU
Je vous serais obligée de me le chercher tout de suite.
MAUVERGNAT. • *
Tout de suite? (a part.) Quel appétit I (nut et brasque-
ment.) SavBz-vous, madame, que votre démarche, si honorable pour vous et pom: monsieur votre fils, m'a inspiré un soupçon cruel?