LA MANIE DE M™*^ DE SIRVAN
M™* la vicomtesse de Sirvan demeurait rue de la Chaussée- d'Aubin, elle occupait tout le premier étage d'un hôtel iiui se trouvait au fond d'une cour. La vicomtesse de Sirviin recevait une fois par semaine; ses invitations étaient très recherchées par les mamans ayant des demoiselles à marier, par les céli-
bataires désireux de faire un beau mariage. La vicomtesse de Sirvan était discrète comme l'obélisque. On lisait difficilement sur son visage. Elle parlait toujours et le plus souvent pour ne rien dire. Gela était une grande qualité qui entraînait à lui faire des confidences. Elle avait la manie de faire des mariages. Elle trouvait des héritières, et sans s'adressera la famille, avant qu'on fît la demande, elle avait renseigné le demandeur sur la situation, la position, la moralité et la fortune de celle qu'on convoitait.
On disait qu'elle ne s'occupait de cela que pour ses amis; il faut dire que, recevant une fois par semaine, elle avait de nouveaux amis presque toutes les semaines. .
La vicomtesse de Sirvan menait grand train de maison ; on ne lui connaissait pas de fortune, cependant. Aussi, les méchantes langues disaient que la manie de la vicomtesse était très lucrative. Pourtant, pas un de ses anus mariés n'avait eu à payer la vicomtesse, c'était même avec difficulté qu'on parvenait à lui faire accepter un bijou, un objet d'art.
II est bien évident que lorsque la vicomtesse de Sirvan préparait un mariage, elle ne pouvait pas se déranger pour prendre des renseignements, pour s'assurer de la solvabilité de ceux qui promettaient une grosse dot ; du reste, elle disait :
- — Elle aimait unir deux cœurs... et non des sacs d'écus; la question d'argent lui répugnait. Mais, elle connaissait un homme d'affaires dans lequel on pouvait avoir toute confiance, un brave homme, serviable, discret et dévoué et qui, pour ses dérangements, prenait très peu de chose, selon l'importance de la dot.
Or, la vicomtesse ne vous proposait un mariage que lorsqu'elle était très renseignée sur l'honorabilité d(-!s gens. L'alliance proposée, c'est-à-dire les cœiirs s' entendant, elle donnait aux futurs époux l'adresse de maître Leclaqué — ancien huissier — elle disait ancien notaire. — Et, à compter de ce jour, elle ne s'occupait plus que de faire faire ses toilettes, pour assister à l'union dés t< deux cœurs » qu'elle avait devinés, faits l'un pour l'autre, « battant k l'unisson. »
Le matin du jour où nous conduisons le lecteur chez la vicomtesse de- Sirvan, M. Leclaqué, introduit par la fomme de chambre, l'attendait dans le petit salon. — La vicomtesse achevait sa toileite.
Lorsque la vicomtesse parut, M'' Leclaqué salua respectueusement et attendit:
— Dites-moi, Leclaqué, avez-vous fait les comptes de M. de Gerval ?
— Oui, madame la vicomtesse, j'ai eu l'honneur de les remettre à madame la vicomtesse il y a deux mois.
— Justement, et je vous ai fait observer que vous aviez encore à me donner trois mille francs.
— Oh! madame la vicomtesse n'a pas attentivement regardé le compte. Je me souviens de la réclamation, j'ai vérifie el mon compte était exact. J'ai reçu
quinze mille francs, j'en ai remis fjuatorze à madame la vicomtesse — ne gardant que les mille francs convenus pour moi... L'erreur vient de ce que madame croyait que j'avais reçu dix-huit mille francs, — mais M. de Gerval ne m'en a donné que quinze mille, prétendant que le tant pour cent n'était imputable que sur la dot en espèces et non sur les propriétés qui étaient grevées.
— Il a marchandé, mais vous avez touché plus que ça.
— C'est un autre compte — sur lequel j'ai remis la part à madame. M. de Gerval m'avait chargé de racheter ses dettes.
— Oui, je me souviens. Il faudra que nous revoyions ça ensemble. Avez-vous du nouveau sur M. de Sancy?
— Oh, madame, j'ai maintenant tous les renseignements utiles... et je- lés apporte. Madame la vicomtesse a dû recevoir avant-hier la lettre dans laquelle
. je lui disais que le comte et sa nièce...
— Ah! c'est sa nièce, décidément ?
— Oui, madame..., allaient hier soir au ministère.
— Oui, oui, on a dû y aller hier, le jeune homme devait y mener sa mère pour lui montrer M"^ Rachel — et je l'attends aujourd'hui. — C'est pour cela qu'il me faut tous les renseignements.
— C'est, je crois, une chose faite. Je vous les adresserai bientôt..., et, soyez adroit, les d'Hervey sont très riches.
— La jeune fille a une fortune colossale.
— Donnez-moi tous ces renseignements.
— Je suis aux ordres de madame la vicomtesse.
— Qu'est-ce que le comte de Sancy? Car les nombreuses personnes auxquelles j'en ai incidemment parlé ne le connaissent pas du tout.
— Oui, madame, c'est justement ce qui a rendu mes recherches si difficiles. Le comte de Sancy n'est connu de personne dans le monde. C'est avec une peine infinie qu'à la fin, j'ai pu savoir au ministère des affaires étrangères qu'un comte de Sancy résidait à Paris.
— C'est un étranger? demanda la vicomtesse.
— Non, madame; c'est, au contraire, un vieux Parisien. La difficulté à avoir des renseignements sur son passé vient de ce qu'il était alors sans nom, et peu reçu dans le monde.
— Que me dites-vous là ? Sans nom ? ^
— Le comte de Sancy s'appelait alors Antony, il y a de cela vingt-cinq ou trente ans. On le qualifiait dédaigneument d'Antony le bâtard. D une éducation bizarre, singulière, il vivait presque isolé.
— Il n'avait pas de fortune?
— Une rente relativement considérable lui était servie, paraît-il, sans qu'il en connût la source. Cette situation singulière lui nuisait dans le monde.
— Mais comment a-t-il gagné lïmmense fortune que l'on prétend qu'il possède.
— Oh! par un héritage régulier qui, en lui apportant de l'argent, lui a donné un nom.
— Je ne vous comprends pas.
— Si M"'^ de Sirvan veut me prêter quelques secondes d'attention, je vais, avec mes notes , expliquer plus clairement ce qu'est le comte de Sancy. Le comte de Sancy est le fils d'une demoiselle Antonine de Sancy, laquelle était la maîtresse du duc de Gesvres.
— Du duc de Gesvres que je connais?
— Ohl non, madame, son père. Mais il y a vingt-cinq ans, le duc de Gesvres était marié. Amoureux fou de M"® de Sancy, une amie de sa femme, il l'enleva et l'emmena dans un château, en Touraine. M"^ de Sancy était enceinte des œuvres du duc, lorsque le comte de Sancy , qui n'avait que cette enfant, apprit que son vieil ami le duc de Gesvres, avait emmené sa fille. Il se mit à la recherche des deux amants et parvint à les retrouver. Il se passa même une scène terrible. Le comte de Sancy, arrivant dès le matin dans la localité où se trouvait le château habité par sa fille et le duc de Gesvres , envoya l'ami qui l'accompagnait vers le duc, lui disant que le comte de Sancy l'attendait et lui demandait une réparation par les armes, pour l'acte infâme qu'il avait commis en lui enlevant sa fille.
Le duc, effrayé en apprenant que le père de sa maîtresse les avait décou-^ verts, cacha cette circonstance à la behe Antonine et vint se mettre aussitôt à la disposition du comte de Sancy. Quelques heures après, le comte et le duc, avec leurs témoins, se trouvaient dans un bois voisin du château. Un duel à l'épée avait lieu entre les deux hommes, duel fatal au comte de Sancy qui , dans un coup fourré, eut la poitrine percée, pendant que son épée traversait le bras de son adversaire. Les témoins ignoraient que la maîtresse du duc fût dans le pays.
Ils firent transporter au château le blessé, qui avait perdu connaissance, en même temps que les domestiques, appelés en toute hâte , avaient enlevé le corps du comte de Sancy, et le portaient au château , le déposant sur un billard, dans un des salons du rez-de-chaussée. Depuis le matin, la jeune châtelaine avec remarqué avec inquiétude les agissements du duc. Son état de grossesse était fort avancé, et elle redoutait toujours que sa délivrance n'arrivât pendant l'ahisence du duc.
Ce matin , prise de sombres pressentissements , elle attendait anxieuse , guettant avec inquiétude le retour du duc, absent depuis plus de deux heures. Entendant du ûruit au rez-de-chaussée , à la salle de billard, et croyant que son amant était de retour, qu'il revenait de la chasse, car, en partant, ii avait dit au domestique qu'il allait chasser avec quelques amis, elle descendit, entra dans la grande salle que les paysans venaient de quitter. En voyant sur le billard une forme humaine couverte d'un linceul, terrifiée, se précipitant, elle souleva le drap, toute tremblante , redoutant de voir celui qu'elle cherchait.
En reconnaissant son père , elle jeta un cri terrible et tomba raide sur le parquet.
— Oh! mais c'est épouvantable, fît la vicomtesse en frissonnaut.
— J'en avais averti madame. Quelques heures après cette catastrophe, M"'' Antonine de Sancy, qui avait voulu qu'on la montât dans la chambre où était son amant blessé, mettait au monde un fils. C'était Antony, aujourd'hui le comte de Sancy.
— Et qu'est devenue cette femme?
— Ne pouvant consentir à vivre avec le meurtrier de son père, la comtesse de Sancy reconnut son fils et lui laissa une rente considérable. Puis, elle se retira dans le couvent des Filles de Dieu, où elle mourut sous le nom de sœur Madeleine.
— Sans avoir jamais reçu son enfant?
— Je l'ignore. Je sais que l'enfant fut élevé dans le voisinage du château, et confié à la surveillance d'un vieil intendant, du nom de Séjourné, qui occupe encore, je crois, cette situation chez le duc de Gesvres actuel. C'est cet homme qui plaça l'enfant au lycée et lui fit faire ses études. C'est lui qui, chaque mois, lui payait sa pension.
— Mais, comment se fait-il que, reconnu par sa mère, il se faisait appeler Antony?
— La reconnaissance de cet enfant resta mystérieuse. Telle était la volonté de ce duc de Gesvres qui ne voulait pas que l'enfant , connaissant le nom de sa mère, recherchât sa paternité, et vînt jeter le trouble dans son ménage.
Antony avait de vingt-deux à vingt-cinq ans , lorsque le duc de Gesvres mourut. A sa dernière heure, le vieux duc le fit appeler, lui révéla le mystère de sa naissance, et de la main à la main, il lui donna la plus grande partie de sa fortune, afin d'éviter une réclamation de son fils légitime.
— Tout cela est bien singulier.
— Ce n'est pas tout , madame. Il paraît qu'à l'âge où Antony connut son père, il venait de profiter de sa protection. J'ai appris, sans pouvoir en savoir la cause, qu'Antony, pour une affaire fort scandaleuse, avait été arrêté. Grâce à des protections , il avait été relâché. Une ordonnance de non-lieu avait été rendue, et on l'avait obligé de quitter pour quelque temps la France. C'est alors qu'il était parti pour faire un voyage d'exploration avec un jeune médecin de ses amis, le docteur Olivier Delaunay. De ce voyage, ni l'un ni l'autre n'étaient revenus. Les deux amis étaient devenus les deux beaux-frères, ils avaient épousé les deux sœurs. De toute cette famille, le comte de Sancy est le seul qui survit. Son amie , sa femme , sa belle-sœur, leur père avaient été massacrés. C'est alors que le comte de Sancy revint seul, avec sa nièce, la fille du docteur Olivier Delaunay. Il y a cinq ans qu'il est revenu, mais il y a trois ans seulement qu'ils sont tout à fait fixés ici.
— Et cette demoiselle Rachel, la nièce du comte de Sancy, est la fille du
docteur Olivier Delaimay ? Elle est orpheline, et, par cela, elle a la fortune de ses parents ? Le comte étant sans enfants, c'est son unique héritière?
— Oui, madame.
— Mais c'est un très beau parti, et il y a là une sérieuse affaire pour nous, Leclaqué, si vous savez bien vous y prendre quand je vous les adresserai.
— Ah! quel intéressant roman je vais raconter à tous ces gens-là, avec rémouvante histoire que vous m'avez contée... Ils vont être enthousiasmés. Vous recevrez bientôt la visite du Petit-Jeune Philippe, ce sera à vous de bien mener l'affaire.
— Quand madame le voudra, je viendrai prendre ses ordres.
— Il faudrait, Leclaqué, qu'en même temps que je vous adresserai, moi, la famille d'Hervey, vous voyiez qu'il n'y a rien à faire avec M. de Sancy. Dans ce que vous m'avez dit, je remarque que le comte de Sancy, en revenant à Paris, aspire à vivre à son aise, librement, enfin qu'il serait content de marier sa nièce.
— Je le crois, madame, et j'y ai pensé.
— Savez-vous quel monde le comte de Sancy fréquente?
— A Paris, personne, madame ; il ne rend guère de visites et n'en reçoit que d'étrangers nomades qui ne viennent à Paris que pour passer une sai son. Au contraire, il semble même éviter le monde.
— Mais, cet homme, m'avez-vous dit, paraît jeune et est beau.
— Oui, madame.
— Il ne vit pas enfermé chez lui, comme un moine en un cloître.
— Je ne croyais pas devoir renseigner madame la vicomtesse sur la vie privée du comte.
— Mais vous avez tort, Leclaqué, cela est de la dernière importance.
— Le comte de Sancy va quelquefois dans un cercle, où il joue, mais peu ; en dehors de cela, presque tous les soirs, excepté lorsqu'il accompagne sa mère au théâtre, il se rend chez une femme à la mode depuis quelque temps.
— Une femme à la mode ?
— Oh! madame la vicomtesse ne peut la connaître, c'est une cocotte, fit M^ Leclaqué , presque rougissant pour prononcer le mot; une femme qui demeure rue Byron, et qui mène grand train.
— Mais il risque de se nuire, avec cette fille?
— Oh! non, madame, je crois le comte très ordonné, du moins vis-à-vis d'elle. Il y va régulièrement le soir, ne l'accompagne au bois que très rarement et le plus souvent à la nuit ; il passe là sa soirée pour rentrer chez lui entre minuit et une heure de matin.
— Et cette femme se nomme ?
— Martingale, ou la belle Alice. -
— Vous aviez tort de ne point me parler de ça. — Jugez que, parlant dvi •comte de Sancy, quelqu'un connaissant ses relations pouvait le dire ; et de là
une mauvaise impression, si je n'avais pu raconter ce que vous venez de m'expliqiier — c'est-à-dire que ce n'était là qu'un caprice passager, nui ne pouvait aucunement porter ombrage à l'héritière du comte.
— Cette Martingale garde peu ses amants.
— Ses amants?
— Oui, madame; lorsque pour mon enquête j'ai porté mes inves^tigations de ce côté, j'ai appris que M"" Martingale avait une femme de chambre qui s'occupait surtout d'éviter que les adorateurs de sa maîtresse se rencontrassent chez elle... et ce n'est pas une sinécure, ajouta M^ Leclaqué souriant.
— M* Leclaqué, ce matin, avant midi, M. d'Hervey doit venir, et j'ai promis de lui donner sur la famille de la belle Rachel tous les renseignements nécessaires, vous vous trouverez avec lui dans ce salon, vous l'observerez — je lui dirai que vous êtes mon ancien notaire, que vous vous occupez de mes affaires, et lorsque l'heure sera venue, je vous l'adresserai; alors vous le connaîtrez.
— Bien, madame. Si, en attendant, vous le vouliez, madame, je vous montrerais les comptes que j'ai apportés dans mon portefeuille — et il montrait une épaisse serviette — j'ai là toutes les factures de nos dernières affaires.
— Pour le compte de M. de Gerval?
— Non, non, madame. Je veux parler des remises des fournisseurs que nous avions procurés aux jeunes époux...
— Est-ce que tout cela est liquidé ?...
— A peu près, mais il y a encore quelques comptes en souffrance, et si madame voulait les vérifier, je les ferais toucher et pourrais lui en remettre les fonds.
— Mais d'ordinaire, c'est vous qui faites cela. Yous savez que je ne veux, que je ne peux intervenir en quoi que ce soit...
— Ce n'est pas une chose ordinaire, — pour les meubles, les trousseaux, je me suis entendu avec les maisons. Mais c'est pour le bijoutier, et je ne sais commuent m'entendre avec le joaillier de madame, car j'ignore, à quelles conditions elle a traité.
— Yous savez bien que lorsque je traite moi-même, je n'accepte pas d'argent, je compromettrais ainsi ce que nous faisons... J'ai dit au bijoutier qu'il me donne une parure, il m'a comprise...
La vicomtesse de Sirvan vérifia tous les papiers que lui soumettait son agent ; elle était très occupée sur une addition lorsque la femme de chambre ayant légèrement heurté à la porte entra, apportant une lettre sur un plateau d'argent.
La vicomtesse la prit , la tourna , étonnée de ne pas voir le timbre de la poste, et demanda :
— On vient d'apporter cette lettre?
— Oui, madame.
— On attend la réponse?
— Non, madame.
— Qui l'a apportée?...
— Un homme ayant l'allure d'un ancien militaire, que je vois pour la première fois.
— Bien. La femme de chambre sortit et la vicomtesse déchira l'enveloppe. A3^ant tout de suite regardé la signature, elle dit ;
— Ah I c'est de Philippe d'Hervey.
Elle lut à mi-voix :
« Chère Madame,
ce Veuillez m'excuser de ne pouvoir me rendre près de vous ce matin. Je dois momentanément renoncer au beau rêve que vous aviez été assez bonne de vouloir réaliser.
« Je ne puis penser à me marier maintenant.
« Des affaires de la plus haute importance me réclament tout entier. Je vous écris ce mot à la hâte, me trouvant dans l'impossibilité de me rendre chez vous ce matin. Vous m'excuserez, madame, et m'accorderez quelques jours pour avoir le plaisir d'aller vous voir et vous expliquer ce fâcheux contretemps. Un peu plus tard, je viendrai vous supplier de me protéger de nouveau.
« Je suis, chère vicomtesse, votre "bien reconnaisant et dévoué ami,
« Philippe d'HERVEY. »
— Qu'est-ce que cela veut dire ?
— Qu'y a-t-il, madame?
— M. d'Hervey ne vient pas... il renonce momentanément à son projet... Vous pouvez vous retirer, Leclaqué.
— Bien, madame.
— Je vous écrirai si j'ai besoin de vous. Gardez toutes les notes de cette affaire.
— Madame la vicomtesse peut en être assurée. Je vous salue, madame, et vous adresse tous mes compliments.
Et maître Leclaqué, sa serviette sous le bras, tenant par les bords son chapeau sur sa poitrine, se retirait à reculons en faisant la révérence. Seule, la vicomtesse de Sirvan se disait :
— Des affaires de la plus haute importance... le fâcheux contre-temps. — J'irai, rendre une visite à la baronne d'Hervey; il faut que j'éclaircisse tout ça, et je ne veux pas manquer l'affaire.
Tout à coup, ce fut Ml'« Martingale qui parut. (Page 218.)