EPHRAÏM, MONCK
MONCK, froidement à Ephraïm.
Je vous écoute, monsieur.
EPHRAÏM
Le parlement, rélabli par vous, vient de tenir
sa première séance, où tout le monde a parlé... 11
y avait si long-temps que cela leur était arrivé ! !
MONCK, froidement.
Ah! tout le monde a parlé?...
EPHRAÏM
Et, par suite, il a été impossible de s'entendre, j'en suis encore enroué.
MONCK, d'un ton affectueux.
En vérité?
EPHRAÏM
Ne faites pas attention, général! quand c'est pour la patrie!... Mais la patrie, représentée par nous... ignorant vos intentions, ne sait quel gouvernement proclamer!
MONCK, froidement.
J'attends ses -ordres...
EPHRAÏM
La plupart des honorables disaient, en sortant de la séance : « A la tête d'une révolution fondée >. par l'épée, il faul un mililaire. Le général » Lambert, fléau des assemblées délibérâmes, et » qui Iranche luules les discussions avec le sabre, » est bien loin dans l'Irlande, avec son armée ; » Monck, est près de nous, a\ec la sienne!... » MONCK, froidement.
Ils disaient cela?
EPHRAÏM
Oui, général.
MONCK
Et la preuve!