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Qui, l'autre semaine encore, voulaient piller ce chiteau comme appartenant à des royalistes.
LADY RÉGINE
Il n'y a pas de mal !
HÉLÈNE
Et sans M. Clarck, notre jeune voisin, qui a piis notre défense, cl à qui cet acte décourage coulera peut-être la vie!....
lady RÉGINE, virement.
Non!... non !... j'espère qu'il ne sera pas inquiété; aucune lettre de Londres, aucun papier public ne parle de celle adaire.
En attendant, voilà deux jours que nous n'avons pas vu M. Clarck, cl l'officier, qui commandait le détachement, a fait un rapport qu'il a envoyé à Cromwcl.
LADY RÉGINE
Eli bien : ma clière, d'un moment à l'autre, arrivera l'or<lre du protecteur de saisir... non de protéger mes biens comme il protège déjà les tiens!... Il n'y a pas de mal!... Confiscations, exils, emprisonnemens, il en fera tant à nous et aui siens, que ces bons Anglais, semblables aux grenouilles qui demandent un... protecteur, finiront par regretter l'ancienne tyrannie qui respectait leurs biens et leurs personnes. Se lo%ant.j Oui, bientôt, j'en ai l'espoir, Stuart rentrera dans son royaume !... Et nous, ses partisans et ses amis, nous brillerons à sa cour!... Je serai duchesse et surinlendantc de la maison de la reine... peut-être mieux encore !... El toi, Hélène, fille de lordNewport, tué à Dambar, loi, ma cousine et la pupille de lord Penruddoek, le plus opiniâtre de nos conjurés, tu seras... tu seras ce que tu voudras... D'abord, on te rendra tous les biens... pour le moins !...
HÉLÈNE
l'eu m'importe... .
LADY RÉGINE
Un te donnera un jeune et beau mari, un élevant seigneur qui te fera briller à la cour.
HÉLÈNE
Oh! pour cela, cousine, je n'y tiens pas !
LADY liÉGINE.
J'entends, tu liens toujours à tes soûls de ictraile; tu veux le retirer dans les terres, quand on te les; aura rendues, et vivre en fermière du pays de Galles.
ni.Lt.NE.
Pourquoi pas? Excepté lord New port, mon frère, qui partage l'exil du roi, presque tous mes parens ont péri sur les champs de bataille ; orpheline et sans biens, la plus humble existence, si elle m'offre le repos de cœur et d'esprit, me paraîtrait préférable a l'agitation et ;<ux inquiétudes qn
nous entourent, a ces espérances tant de fois trompées et toujours renaissantes, à ces complots mystérieux, à ces relations intimes avec une foule de conspirateurs en sous-ordre, inlrigans que vous décorai de toutes les vertus, dès que vous leur supposez celle d'être royalistes ! Non pas que je n'admire autant que toi ceux qui, vraiment dignes de ce titre, ont, comme mon père, dans les champs de Dumbar ou de Worcesler, versé leur sang pour la cause des Stuart... Leur naissance, leur position, tout leur faisait un devoir de prendre une part active à nos discordes civiles !... Mais nous, ma chère cousine, nous, qui sommes femmes... essayer d'apaiscr les haines, de rapprocher nos frères, ou du moins de leur rendre, dans l'intérieur de leurs foyers, un peu de ce calme et de ce bonheur qu'ils ne peuvent plus trouver au dehors, tendre la main à ceux qui souffrent, consoler ccui qui pleurent, ou pleurer avec eux. et, quel que soit le rang ou l'opinion ne connaître qu'un parti... celui du malheur; voilà notre rôle à nous....
lady Régine, avec irouie.
En vérité!...
HÉLÈNE
Et je ne comprends pas comment, toi et mon tuteur, vous pouvez vivre dans celle atmosphère d'intrigues qui serait pour moi un supplice !
Et qui fait mon bonheur ! C'est justement parce qu'on nous refuse, à nous autres femmes, le courage et le droil de braver les périls, qu'il y a dans celle vie hardie et aventureuse, tant d'émotions et de charmes! Veuve de lord Terringham, maîtresse de mon sort, et n'exposant que moi, j'aime cette activité que demandent les complots politiques ! Du reste, sansni'éearlerde la prudence nécessaire à nos projets; m'occupant, le malin, de l'administration de mes biens, ne voyant, en apparence, que loi et M. Clarck, notre jeune voisin, qui passe toutes ses soirées avec nous, et qui, pendant que nous travaillons, nous lit des vers manuscrits du secrétaire de Cromvvel.
HÉLÈNE, souriant.
Le Paradis perdu !
LADY RÉGINE
Sans, se douter que celle femme, si réservée et si timide, en apparence, égale en audace le Satan du républicain Miltou ; tient, la nuit, des conciliabules, avec les nobles des environs, correspond avec lord New port , et Stuart lui-même, au risque de ses jours!... Cela effraie, mais cela occupe ! J'ai pris pour emblème cet oiseau des orales, l'alcyon, qui n'est heureux qu'aux approches de la tempête: et me condamner au repos de la vie intérieure. Serait mon arrêt de mort... Je n'y survivrais pas !
Silence!