SCÈNE VIII
LAMBERT, rentrant par la porte du fond, RI- CHARD, HÉLÈNE, évanouie dans le fauteuil adroite. LAMBERT.
L'ordre est donné I ils sont partis! (Courant! Richard.) Eh bien ! qu'avez-vous donc?
RICHARD
0 ! surprise qui confond ma raison ! C'est Hélène!... Hélène Newport !
LAMBERT
Une noble fille !
RICHARD
Qui vient elle-même dénoncer Monck...
LAMBERT
Que vous disais-je ?
Monck, qu'elle allait épouser, qu'elle aime!... qu'elle adore!
LAMBERT, brusquement.
Eh non !... celui qu'elle aime, c'est vous!
RICHARD
Moi !... qui le l'a dit?
LAMBERT
Elle-même! qui, à ma prière, et pour ne pas vous ravir le pouvoir, a eu le courage, l'amour de renoncer à vous ! (Richard pousse un cri, et court à la table a gauche où il écrit rapidement, Lambert, pendant ce temps, près du fauteuil à droite et continuant à parler à Richard.) Il le fallait alors pour arriver au premier rang, niais , maintenant que vous y êtes... maintenant que Monck , démasqué, et les royalistes en déroule , vous assurent à ja- mais l'aulorilé, je rends à elle son serment , et à vous la libellé de l'aimer ! Aimez ceux qui vous aiment?... il n'y en a pas tant !... Elle revient!... elle revient à elle., elle reprend connaissance !... RICHARD, se levant vivement et présentant un papier, qu'il vient de cacheter.
Cel acle au parlement !... A Lenlhal, son président! (Lambert sort par la porte du fond, et Richard dit à Sydenham, qui vient de rentrer par la porte à droite.) Ces papiers, à l'holel Penruddock. — A monsieur Alberl Liltleton. — Qu'il le signe devant loi ?... il n'hésitera pas!... son intérêt m'en répond!... Va vile el reviens?
(Sydenham sort par la porte a droite.)