‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 26 sur 114 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GIBQTER.

J*ai inventé la méthode Boyerson.

LE MARQUIS

Et VOUS consentiriez à tous expatrier?

OIBOTBR.

Parraitetn^r^î; è moins que vous ne m'offriez les même9 avantages, auquel cas je vous donne la préférence.

LE MARQUIS

Vous ferez bien un sacrifice pour rester auprès de Maximilien?

GIBOTER.

Ce serait un sacrifice à ses dépens ; car, si je vais là-bas, an bout de six ans, je lui rapporte trois mille francs de rente, c'estrà-dire Tindépendance.

Et si, mes amis et moi, nous nous chargions de le pousser? , Je m'intéresse toujours à lui. Je l'ai déjà mis comme secrétaire/' chez M. Maréchal.

6IB0TBR.

La belle avance I

LE MARQUIS

Ehl^ehl il y a là une bonne dame encore fraîche qui s'intéresse aux jeunes gens et qui les place parfaitement. Les prédécesseurs de Maximilien ont tous de bons emplois.

GIBOTER. V

Merci bieni La place que je lui destine n'est pas dans voi rangs, et il n'y a que moi qui puisse la lui donner. J

LE MARQUIS

Vuelle place? et dans quels rangs?

GIBOTER.

Mon interrogatoire est fini, monsieur le marquis-

^ç LE FILS DE 6IB0YËR.

LE MARQUIS, se lerant.

Attendez donc... C'est lui qui signera votre livre?. . Parfait ! Vous transfusez ainsi dans sa vie la quintessence de la vôtre; vous vous laissez vous-même en héritage. Bravo, monsieur l .vous pratiquez la paternité à la façon du pélican.

(Vous sortez de la question, monsieur le marquis ; rentrons-y, s'il vous plaît. Voici mon dernier mot : je veux le môme traitement qi:3 Déodat.

LE MARQUIS

Et qui vous dit?...

GIBOTER.

Vous ne comptez pas me mettre dans votre police, n'est-ce pas? Elle est faite par de plus grands que moi. A quoi donc puis-je vous servir, sinon à remplacer votre virtuose ? Vous avez pensé que la mauvaise honte ne m'arrêterait pas, et vous avez eu raison. Ma conscience n'a pas le droit de faire la prude. Mais, si vous avez cru m'avoir pour un morceau de pain, vous vous êtes trompé. Vous avez plus besoin de moi que je n'ai besoin de vous.

LE MARQUIS

Ohl oh! voilà de la fatuité.

GIBOTER.

Non, monsieur le marquis. Vous trouveriez peut-être un garnement de lettres aussi capable que moi de vider sur quiconque une écritoire empoisonnée; mais l'inconvénient de ces auxiliaires-là, c'est qu'on n'est jamais sûr de les tenir. Or, moi, vous me tenez. C'est ce qui me met en posture de faire mes conditions.

LE MARQUIS

Ce raisonnement biscornu me paraît sans réplique. D od^t avait mille francs par mois; le comité voulait opérer ui.e réduction sur ce chapitre , mais je lui ferai valoir vos raisons.

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