ACTE PREMIER
GIBOTBR.
n ne voudra peut-être se décider que sur échantillon. Pi \e vous brochais d'ici è ce soir une tartine de Déodat?
LE MARQUIS
Possédez-vous assez sa manière?...
GIBOTBR.
Parbleu! pour in*en servir en la définissant, elle consiste à^ rouler le libre penseur, à tomber le philosophe, en un mot, à tirer la canne et le bâton devant l'arche. Un mélange de Bourdaloue et de Turlupin; la Tacéiie appliquée à la défense des/ choses saintes : le Dies irœ sur le mirliton I ^
LE MARQUIS
Bravo I tournez ces griffes-là contre nos adversaires, et tout \ ira bien. — Dites-moi, vous sentez-vous en état d'écrire un/ discours de tribune?
GIBOTBR.
Oui-da! je tiens aussi Téloquence; mais c'est à part.
LE MARQUIS
Bien entendu. Et quel pseudonyme prendrez-vous? Car vous ne pouvez nous servir sous votre nom.
GIBOTBR.
G*est clair ; et cela me va de toutes les façons. L'enfant ne saura pas que c'est moi ; et puis j'avais exprimé dans son verre tout le jus de Tancien Giboyer; passons à un autre. Aussi bien j'en ai assez, de ce pauvre hère à qui rien ne réus^ sit, qui n'a pas trouvé moyen d'être un homme de lettres avec son talent et un honnête homme avec ses vertus. Faisons peau neuve ! et vive M. de Boyerfi !
LB MARQUIS
Votre anagramme? A merveille! Je vous présenterai demaii •oir à vos bailleurs de fonds. (Loâdmout n Mu«t à» baBqae«)Yoilà
pour vos premiers frais, ei qu'en vous revoyant, ]e ne vous reconnaisse pasl
GIBOTBR,
Rapponez-vous-en à moi. J'ai été second régisseur au théftire de Marseille.
LE MARQUIS
 demain 1 (oiborer lort) Ouf! quelle journée I
D.ITBOIS, «ntnnt.
Le cheval de M. le marquis est sellé.
LE MARQUIS
Allons I (Prenant son éfaapdra et set gants.) Étrange gamemettll***
C'est la courtisane qui gagne la dot de sa û!lel
Plll ^0 PhBVIRIt AGTR.