ACTE DEUXIÈME
MARÉCHAL
n lo faut.
FERNANDE
Ah I père, la parole est d'argent, mais le siience est d'or.
MARÉCHAL
Il y a des circonstances, ma fille, il y a df» positions oi!k le silence est une défection, pour ne pas dire une complicité... N'est-ce pas, Aglaé ?
MADAME MARECHAL
Sans doute; votre père doit des gages à son parti, à ses hautes amitiés et, j'ose le dire, à son alliance avec une laYertpillière.
C'est vous, madame, qui le poussez?
MADAME MARECHAL
Ëtes-vous fâchée de le voir sortir de son obscurité ?
FERNANDE
Hélas! Sa vie tranquille ne tenait pas ma vanité en souffrance..., son nom sans éclat mo suffisait, à moi qui l'aime. (à Maréchal.) Quelle ambition te prend? Je ne vivrai pas le jour où tu monteras à cette maudite tribune.
MARECHAL
Ce n'est pas l'ambition, ma fille, c'est le devoir 1 Ne cherche pas à m'ébranler; ce serait en vain. L'honneur parle, il doit
être écouté. (Fernande retourne à sa tapisserie.) Mon cher Gérard,
vous allez me faire le plaisir de recopier mon griffonnage de votre plus belle main , car je ne m'y reconnattrais pas moimême.
FERNANDE
Ah ! tu -/as ?
MAXIMILIBN.
Je vais me mettre tout de suite à l'ouvrage»
MARECHAL
Parcourez un peu d'abord, pour voir si vous eha d^hifTrez. {A Fernandt.) Oui, je lirai; c'est moins inquiétant, heiu? petite défiante I je lirai mon premier discours; pour le second. qo*xs
verrons. ( toi donnant ane petite tape sur la Joue. } NouS prenOUb d'onc ce père pour une ganache? (Peraaode loi baise la main. — Haxlmilien 8*a8sied dant on coin et parcourt le manof crit. )
UN DOMESTIQUB, anaoïiQaBt.
Madame la baronne Pfeffers.