SCÈNE XIV
LE DUC, GEORGES, attii-c par ce signal, sort de sa retraite.
""■' GEonGES,à/;ûrf. ..10)^^1^)
-u, , . 1 . . , ' .iibIoVi -m
^ \4Q^t le signai, je puis paraître. ,^ î, ,^
- tjMf y^^ s'arrête un instant et contemple en silence lejeui^eduç,g)^,ne,Iç voit pas encore.)
LK DUC, réfléchissant.
Oui , cet air a déjà frappé mon oreille... il y a bien longtemps , et puis , il me rappelle comme des fêtes pompeuses , de brillans uniformes, des chants de victoire.... Oui, mais où? à quelle époque de ma vie ?.. Oh', qui donc dissipera les ténèbres qui m'environnent? -i'- î
GEOBGES , paraissant.
Moi , monseigneur.
LE DUC , effrayé.
Hein ! qu'est-ce ?. . que voulez-vous ? qui ètes-vous ? d'où sprtea^^yious , monsieur ? , ,,iJb i ,ijjo ..Ijbu^lo^ al .,hJ m/ , .GEORGB§s,f, oD ,oiJîo(o au'.b -ôttihp
, palmez-vous , monseigneur, et pardonnez à un FranÇM^ î.^jJ'use qu'il a employée pour se rapprocher de vous. ,.i,.i.i ^ gic- on 'j[ t niBtiuoiri'JDUci|ittt>crfJ/«*i^^f! ff" ^imnop, t'i^nsii ,a3irhas)étes'=Bi*àiiçaîêi'?') "îjj îma 1 1 :>Jf)'i j jouiq Ijj^e oa aixiui troijrv)iji. ■'! t ' <;; < ««: G^l^OESl j * ->\ iijp ail^qab JiJoJ ijjs iiOaiyjAîattqeSip^ttiiîiii'i i« -jnvji^ uiaS^t ^ àxinob jao'ra gli'up W) ?.\\yfuti e')ijj o'fîrj^ M-I7Î1 dS.B')!^43nî>^ ï'*^ '' ■'^p b'l6?-f.jf sI 8nB? Français!;, vous êtes le premier (pie je vois, monsieur,
car je ne sais pourquoi on les a toujours éloignés de bioi;.. Mais que voulez-vous ? -lôtt -i-.'
GEORGES
Les uiomciis sont précieux, monseigneur j^ ne peut-on nous enteiuire ?.. Ce que j'ai à vous dire...
(Il regarde autour de lui.) •iKli.-./ ■ i;;un.<r ..•{ ' .'.(.i.I-E-ÏUJtt: l'iHia tr>ul >'*':' *^* '
Nous sommes seuls, parlez..., maïs poùïqiibl" Cette éAib'tiôri^ Vous pleurez !.. A mes genoux I que faites-vous? relevez-vous, monsieur. '--- '"^ ^ '
GEORGES
Vous concevrez mon én>otion , inonseignênv , quand vous
saurez que depuis un an je cherchais l'occasion de vous
aborder et de vous présenter un ouviage.-.Mais, (jiiè ■v^oîk-jè ?
ce livre , c'est le mien.... vous l'avez donc trouvé ? ,r
fuciitjjniiiWi
LE DUC
Oui, par hasard dans le parc de Schœnbrunn... S^iiezvous Georges Brémont , l'auteur de ce beau poémc?.. Mais pourquoi attacliiez-vtiiis taïit «^'importance à me pre's^jpjt,^ oet ouvrage ?.. ^'""*' "' "^^ '
GEORGES
Tous me le demandez^ monseigneur; vous ne lavez donc
pas lu? . - -
■ .,cAi]c,?'. riy ■• n •Ufji-.îjp j;g.p^^» j.vi}4ii.vfiom , non , nuA , , , ,, - , ■ f « -' Mi V : 'iioujijBuaio^
Si ! oh SI ; je 1 ai lu avec un intérêt inexplicable...
GEORGES. i..r. «ihW
Quoi! le héros de ce poëme vous serait-il inconnu? Ignorez-vous donc quel est ce Bonaparte ? ^ii~tu>et^ n- '
LE DUC
Mais un grand guerrier, un génie que j'admire etiiquei j*ai peine à comprendre... et tenez... là... tout-à-l'heure encore, cet air que 1 on^j^Qua^t l'a rappelé à mam^'^ioire , coy/|i?>e si je l'avais connu , sans qùp je pusse me^r^nidre comptçdj*; cette bizarrerie., f . ,,,.,,,. , ,,t,i-,^i b'
i r-, GEORdES.;,. ^,
.•«.1 atia cu.'.i» Jjji tÀ> . .ciri nnr t'o-hs ■> ■
i O^^j^ i^a^^art dop^ipas trompe; il ignore...
, î i:i,j.l.l, , : . i^ ' .i * • LE DUC. ;'
Bt'tliiés-moi ^ monsieur^ "^c^tfêiilstéJiré 'éSt^^éWe Vraie ?.'."^e géeëi^.:tice-éénsuU;J'' ->^ I' «*tfq ''" ' 'V''*^ ■"'' '""' ''''^ ^"'^î; IV ?ir.m , io-i'mj 8Bq non 3'tiÊbT(t?E§. ; n6-<iiBt .iixji.t n>t i-^rmol
livre seulement l'histoire des premiers triomphes dç Napoléon. Pendant dix ans , la fortune lui sourit ; il ïhàrcha de victoire en victoire : des rois formaient sa cour ; un emjereur l'avait nommé son gendre ; sa puissance était au com- )le ; mais plus tard, en Russie , la fortune abandonna ses ai-
i>les- Trahi par ceux qu'il avait com))lés de bienfaits , il vit son trône s'écrouler sous l(^s efforts de l'Europe entière eoalisée contre lui. aioijoy^.
Le malheureux !v. t. ' ...
„, .T> GEORGES
Oui , il fut bien malheureux ; mais ce qui surtout excitait ses refïrets . c'était son fils, M
Il avait un fils ? ,•*;.-/
GEORGES
.ji^ynfjîs , qui naquit au milieu des pompes triomphales; ^^ip^ fils, çtui devait un jour régner sur dix royaumes , et qui
Maintenant.. .
GEORGES
^ Mais revenons A Bonaparte... Aiujant mieux abautloniicr des c'iianccs de succès que d'allumer vyiegperrç pivi|é e/i,JE'\"^n.Ç(;, il abdiqua !,i ^t'partit pouF un lointain exil. ç ftc^B» • .
,Jf^ DUC.
Avec son fils ?. .
GEORGES
Non, non, monseigneur; avec quelques vieux soldats, ses compagnons d'armes...
^' " t LE DUC.
Mais son fils...
i i ,,;.,,•.-,.>,. GEORGES. • %4^
Son grand-père le retint et l'éleva à sa cour. j.«'/vvt
LE DUC
;£lli«>|pï4véï^de... il devait être bi; ti à plaindfèfe% "" ^^f^^^"^ •vio.')a'» snir^d'i-j-tuoj "^ geôrges,'^ ..■JxbiiJi>^:>iOj i. /V^^H
''" • '««liî^'cai^ 'éê'flWf uV^ofejours l'obfét ^^e''iki'Y>enâHs\''ac-' sa tendresse ; et dans son affreux exil, sur ce rocher brillant de Sainte-Hélène, où la politique l'avait relégué... Ah ! monseigneur, ce fut là qu'il pleura son fils... ce fut dans ses longues nuits d'insomnie que les soins de son enfant (eussent éce bien doux pour son cœur !.. Et quand la douleur, quand la fièvre le dévoraient, un baiser, une caresse de ce fils lui eussent fait tant de bien ! et puis il se fût plu dans la retraite à former sa jeune raison , à en faire non pas un roi , mais un homme ; car ce fils avait votre âge • inonseip,neur..,iK,, .>
«/! '.j.i<;i'v. Mj i7Dt,a'nf|^^;ïPPGytioî»id I iu^m-^isf». '\%'(\\
r.d-jvAft? ^i6?>n!ffrt« rrf!>niiyniol fX , aiiB xib Jnfibaé*! .m»^Joq iiii nu . iiioj £?> tir jxi.i)(iiof^S^^S>b rriiaioiv a3 ^lioJiiv 'tu
Enfin les souffrances, et jlé8)0^agp>n9U8èi>èrtt£<?ift^e«^*ft«'l si forte ; Bonaparte mourul.ii , ;*t?ii.' m !■ > iiir.) «ijfq zvmii ;, '>i<î
— fiO—