SCÈNE IV
MINA , GEORGES ; il a un. petit, portefeuille sous le bras. GEORGES , a la cantonnaae.
Quand je vous dis que je suis de la maison... la cçnsigne n'est pas pour màïi'. .- ^i > '
. '*-"}"^;^' ;-'^;^WfivA.
Ah! vous voilà , mqp^^eïir, Qeçrges ; à qui donc parlez- """^"^lub^i'. unumbuûrtii '.•,y^,Han-.wUii> -»''«•«> -• " '"^M^ ^-
GEÔTIGÉS.
A un grand tîiaBle 'de kinzerlick'quï 'est é'n faction à la grille et qui voulait me barrer le passage... Quelle fantaisie a donc eue votre père , d'établir ainsi un avant-poste à l'entrée du château?., est-ce qu'il voudrait le mettre en état de siège ?
MINA
Tous plaisantez... Moi , je n'en ai guère envie...
GEOIVGES.
Comment, des nuages sur cette jolie figure !.. Mais j'ai là de quoi les dissiper... ( Montrant son portefeuille.) (i) Un boléro charmant que je vous apporte pour votre leçon d'aujourd'hui..
MINA
Ah ! bien oui , ma leçon... voilà le sujet de ma tristesse... Il faut que je vous donne congé , non seulement pour aujourl'iîui , mais pour toute la semaine.
GEORGES
Gomment ?
MINA
Oui , apprenez que le jeune duc vient passer la Seiàiaiue-^ Sainte dans ce château... et que...
t PEORGES.
Que dites-vous?.. "■■ iiii)iks:iOha »iiA ^li ««ip clii 'j «ai «»»•. Hélas! oui... c'est la vérité! ' '
GEORGES
Il serait possible... Tous mes vœux vont donc enfin' être exaucés !..
MINA. ,
^^ li^lal bien, a la bonne heure.^.pcpîajpgLesiJ;,,,>J9'^5,<^/i.,giSp -S'^'^^lî^" Mit .KOÉiî . (fi Mjî'jiaar
,7^'>r.,T ,?7BrH? GEORGES. ^,ff..^^,S',
Content... Ah! Mina, jugez de mon bonhtui-, quand vous saurez... Mais avant tout, promettez-moi que vous me faciliterez les moyeris de voir le jeune duc... Chère Mina, je vous aimais bien déjà; mais je sens que mon amour y^.ajgu^enter encore, car c'est à vous que je devrai devoir réaliser mon vœu le plus cher. . . . -^ ^ , ,
Ah! mon Dieu! mais il est fou ce pauvre garçon. .M.Georges, voulez-vous m'écouter un moment ? f^f-iUc Hjscîiqf ' " '
-*?3 "'' ' GEORGES: '^^^^ ^^ ^« ^"^^ *""^ ''^"'
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T'y^ij'îr; >> -ri!e>f ->nji fi'tyiro yob i>"q uirt iff'f ^ vtiiSit\in>y zao'
MIXA.
Ehl bien donc, Monsieur, sachez que ni vous , ni moi , ni personne autre que son gouverneur ou son chapelain, ne peuvent approcher tlu jeune duc; sachez que les ordres les plus positifs sont donnés pour que tout étranger soit éloigné , et que celui qui tenterait de s'introduire ici serait puni des peines les plus sévères... Sachez enfin que mon père veut absolument que vous interrompiez vos leçons de musique pendant tout le tems que Son Altesse restera ici..* Maintenant, Monsieur, réjouissez-vous , soyez ravi , enchanté , comme vous disiez tout-à-l'heure...
GEORGES
Ah î Mina... par pitié, faites que je le voie , que jeluiparle... Vous ne savez pas quel prix j'attache à cette entrevue?
MINA
Certainement non, je ne le sais pas, et c'est ce qui me fâche; car je vois que vous avez un secret pour moi.
GEORGES
Un secret... oui, Mina... mais... écoutez ; il serait trop long de vous expliquer quels rapports mystérieux peuvent exister entre le jeune duc et moi; plus tard, vous saurez tout, je vous le promets; tout ce que je puis vous dire maintenant, c'est que je n'ai quitté la France , entrepris ce long voyage , bravé tous les périls qui me menaceraient si l'on connaissait mon titre de Français, que pour arriver jusqu'à lui, pour le voir, ne fût-ce qu'un instant.
MINA
Comment, monsieur I je favorisais donc un complot sans m'en douter !
GEORGES
Ah ! rassurez-vous ! les motifs qui me guident sont purs ; je ne veux que remplir la dernière volonté d'un mourant, et remettre au jeune duc un dépôt bien sacré. Ah I Mina!., chère Mina , consentez à me seconder, et ma vie , ma vie entière ne suffira pas pour vous prouver ma reconnaissance.
MINA
Mon Dieu !.. il m'attendrit... Mais mon père , je ne puis rien faire sans lui.
GEORGES
Eh bien I si je l'implorais.... si j'essayais de le fléchir?
MINA. '
Un capitaine allemand !.. quand il s'agit de service?.. Ah! bien oni, vous ne le connaissez pas. Ecoutez , nîieux que cela, en parcourant dans tous les sens ce vieux château , que j'habite depuis mon enfaiïce et où je m'ennuyais tant avant de vous connaîU'e, j'ai fini par découvrir une issue secrète qui conduit à cette salle, sans prévoir qu'elle pût jamais m'être
— iO—
utile ; je n'en ai parlé à personne , et tout le monde ignore l'existence de ce passage. Tenez, c^esi icï,..(Elle va au portrait qui est à droite, pousse un ressort qui le fait enlever ^ on voit derrière une petite porte.) Vous entrerez là, et quand le prince sera seul dans cette salle où il se tient ordinairement , vous paraîtrez !..
GEORGES
A merveille ! mais comment saurai-je le moment?
MINA
C'est vrai ; il faudrait convenir d^un signal.
GEORGES
Silence ! voici votre père.