‹ Le fils de NemoursChapitre 39 sur 56 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Mais, si je m’affranchis de ces lourdes entraves Qui d’un monde abusé font un monde d’esclaves ,

Si j’éteignis en moi ce que l’homme a d’humain, C’est pour tendre vers l’homme une plus libre main. Pour attirer sur tous , au cri de ma prière ,

De la grâce d’en haut la vivante lumière.

Se relevant.

Daigne donc , ô mon Dieu , daigne me protéger, Dans ce nouveau combat où je vais m’engager.

Montrant rermita(je.

Il est là , reposant à l’ombre de ton aile :

Faible proie, échappée à la serre cruelle Du vautour. Qui voudra se déclarer pour lui ?

Sans doute la cité prêtera son appui ;

Mais que sont nos efforts si tu ne les protèges ?

Par quels heureux moyens l’arracher à ces pièges Qu’un infernal pouvoir, épiant son trépas.

S’apprêtera, dans l’ombre, à tendre sous ses pas? Quand l’aube, sur nos monts, sera près de renaître; Quand le peuple affligé dans ce lieu va paraître. Seigneur, prête à ma voix ton éloquent secours. Qu’enflammé saintement au feu de mes discours ,

Ce peuple prenne en main le soin de ta querelle,

Et couvre ton enfant d’une active tutelle.

Entre un envoyé de Boffalo. — Les étoiles commencent à pâlir.

Page 1