‹ Le fils des etoilesChapitre 15 sur 32 · L'ARGHIMAGE. — LA COURTISANE SACRÉE LA COURTISANE · texte numérisé non relu

L'ARGHIMAGE. — LA COURTISANE SACRÉE LA COURTISANE

Archimage, me voici.

L^ARCHIMAGE Tu connais le néophyte Œlohil?

LA COURTISANE

Œlohil, le plus charmant de vos disciples, le plus farouche aussi. Quand nous passons, mes compagnes et moi,

THEATRE DE LA ROSE-CROIX

auprès lui, dans les jardins,

il baisse ses beaux yeux, obstinément

L'ARCHIMAGE Il te plaît, je te le livre : je permets qu'il tombe dans tes bras !

LA COURTISANE

Délicieuse invite! ironique peut-être?

Œlohil — une femme devine —

n'a pas la contenance du pieux néophyte !

Sa réserve accuse une passion profonde

il se garde pour quelque jeune fille de Sirtella.

L'ARCHIMAGE

Eh bien ! Voler un cœur, cela stimule l'âme inférieure de la fem

Œlohil a donné sa foi, penses-tu ?

Ton plaisir sera grand de le rendre parjure.

LA COURTISANE

Vivre avec les sages profite : qui n'émeut pas le cœur souhaité, soi-même se trouble et je crains de Taimer,

L'ARCHIMAGE

Que de prudence et quelle humilité !

Je confierai cette mission à une autre fille du Temple

LA COURTISANE

Oh!

L'ARCHIMAGE

Obéis donc; fais-le trébucher jusqu'à toi

je le permets, je l'ordonne!

Quand un rayon de Sin frappera le portique

parais alors, raconte que tu viens de Sirtella

que la fille du patesi, Izel, est mariée :

son dépit est certain ; que cette nuit le souille et le sauve !

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