SCÈNE V
LE CHŒUR DES ANCIENS. — puis GOUDEA.
Samas, le cœur du ciel a échauffé la terre.
Roi des contrées et purificateur insigne
nos yeux sont enivrés de ta sainte lumière
nos corps sont affermis par ta bonne chaleur
O splendeur du zénith, o seigneur exalté
tu enfermes les démons dans l'abîme,
les bons génies, tu les multiplies sur le monde,
pour cet enfant poète qui partit, faisons un vœu !
QueSirtella réentende et sa voix et sa lyre !
Soleil de ce soir ! soleil de demain ! éclaire son retour
par le puissant nom des Sept!
(Goudea vient s'asseoir sous le palmier, les anciens prennent place.)
GOUDEA
Anciens de Sirtella, que votre sagesse m'assiste,
au devoir d'équité, et toi Dieu Mérodack, maître des jugements
THÉÂTRE DE LA ROSE-CROIX
sois présent et parle par ma bouche (il s'assied). Nul plaignant ? Heureuse Sirtella !
Anciens, remercions les Dieux. Mon devoir est fini puisqu^aucune victime ne crie vers moi (il se lève),