‹ Le fils du brigadier: opéra comique en trois actesChapitre 35 sur 56 · BENITO, CATALINA · texte numérisé non relu

BENITO, CATALINA

CATALINA

Mais qu'est-ce qui te prend?... Je ne te reconnais plus... toi, si gai, si gracieux I... Qu'est-ce que tu as?

BENITO

J'ai, j'ai, que j'y vois clair... Ce jeune homme toujours fourré chez moi... je parierais ma tète qu'il est amoureux!

CATALINA

Eh ! bien, c'est vrai... tu as deviné!

BRNITO.

Ah ! tu avoues !

CATALINA

Pas de moi !

BENITO

Ce n'est pas de moi non plus... de qui alors?

CATALINA, cherchant.

De... d'une de ses cousines 1

BENITO

Qui est ici?-.

CATALINA

Non! elle est à Paris... c'est toute une histoire... Elle .s'appelle Rosalinde... Frédéric voulait l'épouser... mais \o père de la demoiselle...

Monsieur Rosalinde?

CATALINA

Oui... S'y est opposé... alors Frédéric a dit : Puisque c'est comme ça, je vais l'enlever.

BENITO

Jl l'a enlevée !

CATALINA

Non... la voiture a cassé... alors le père a dit : Puisque c'est comme en, je vais la mettre dans un couvent!

70 Li: FILS DlJ BRIGADIER

BEMTO.

Pauvre fille I

CATALINA

Alors Frédéric a dit : Puisque c'est comme ça, je vais m'engager ! . . .

BENITO

Pauvre jeune homipe !

CATALÏNA.

Et ils se sont promis de mourir tous les deux,., voilà la vérité I

BENITO

Alors, puisque c'est comme ça, je n'ai plus de soupçons !

GATAI^INA.

Tonillo I vous m'avez fait de la peine !

BENITO

Oh ! ma petite femme I . . .

CATALINA

Yousmanque^s de confiance en œoiU., Vous êtes jaloux de tout le monde!

BENITO

Oh I de tout le monde... c'est exagéré... d'abord, je ne suis pas jaloux de l'infanterie... mais la cavalerie, je l'avoue, ça me trotte dans la tête... [Cherchant à faire rire Calalina») Ah I la cavalerie qui trotte 1...

CATALINA

Pourquoi la cavalerie plutôt que l'infanterie?

BENITO

Je ne sais pas... mais cette bride, ce mors, cette selle... . et cette bête qui caracole,,.

CATALINA

Alors, vous êtes jaloux du cheval?

BENITO

Mais non !

CATALINA

Mais si l... puisque dès que l'homme n'a pas de cheval, vous n'ôtes plus jaloux...

Tiens I au fait, c'est vrai !

CATALINA

Allons, demandez-moi pardon !

BENITO, voulant l'embrasser.

Volontiers.

CATALINA

Ah ! pas comme ça... à genoux.

BENITO

C'est que j'ai bien de la peine a me relever.

CATALINA

C'est égal... à genoux!

BSNiTo, 8e fneUant à genoun/i.

M'v voilà.

CATALINA

Trè»»bien... puisque c*est comme ca> je ne vous pardonne pas !

BBNITO.

Ahl Lina i...

CATALINA

Non!

BKNITO.

Au moins donne-moi li main!

CATALINA

Ah ! ai j'étais méchante, je vous laisseras là !

BENITO

Lina!

CATALINA

Vous ne serez plus jaloux I

BENITO

Jamais !

CATALINA, /^re^^«an^ Allons !

BENITO

Ail ! je suis bien heureux I Fré^^* ' 'me Rosalindo !..».. !//ô' sortent en se dmmani le bras.)

72 LK FILS DU BKIGADIUll

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