‹ Le fils du brigadier: opéra comique en trois actesChapitre 36 sur 56 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

EMILE, THËRESË, tenant un gros bouquet à la

main.

THÉRÈSE, à Emile.

Oue dites-vous de mon bouquet !

Oh ! Il est charmant I

THÉRÈSE

J'y ai mis un peu de lauriers... un militaire!

EMILE

Mais êtes-vous bonne, d'avoir songé à mon brave père !

THÉRÈSE

C'est tout naturel... je suis sa fille maintenant... pauvre homme I c'est peut-être la première fois qu'on lui souhaite sa fôte !

EMILE

Ohl non ; quand j'étais au lycée... tous les ans je lui envoyais mon compliment sur du beau papier, orné d'une

pensée.

THÉRÈSE

Mais il ne savait pas lirel

EMILE

Ça ne fait rien..» la pensée le touchait... mais où le trouver?... où est-il?

THÉRÈSE

Là ! chez Benilo?

ÉMI LE.

Comment ! au cabaret?...

THÉRÈSE

Ne craignez rien... madame la colonel lui a fait promettre d'être sage... il ne peut tarder à sortir... attendons- le, dès qu'il paraîtra, vous vous mettrez derrière moi!

EMILE

C'est ça, vous me cacherez, vous êtes si grande!

THÉRÈSE

Ne plaisantons pas... je m*avancerai la première, avec mon bouquet, je vous démasquerai I

EMILE

Et nous lui sauterons au cou , tous les deux 1

THÉRÈSE

Et il pleurera de joie!

ÉMILK.

Oh ! un soldat I ... *

THÉRÈSE

Si... je veux voir couler deux larmes sur ses grosses moustaches I

E M I li u.

Mais. . .

THÉRÈSE, avec impatience .

Ah I je le veux !

EMILE

Accordé !... (On entend la retraite dans le lointain.)

Page 1