‹ Le fils du brigadier: opéra comique en trois actesChapitre 53 sur 56 · EMILE, THÉRÈSE, LA COLONEL, CATALINA · texte numérisé non relu

EMILE, THÉRÈSE, LA COLONEL, CATALINA

au fond.

EMILE, âpar^

Il m'a ordonné de rester ici... pourquoi?... Malgré moi je tremble.

THÉRÈSE, à Emile, Voyons, remettez-vous... votre père est sauvé...

LA COLONEL, Qver contraintc

Certainement, et avant un quart d'heure il va nous être rendu !

EMILE, avec énergie.

Non ! ne le croyez pas !

Comment! '

LA COLONEL

Pourquoi ?

EMILE

Cette défense de le suivre... rette larme que j'ai vue dans ses yeux 1

LA COLONEL

C'est bien naturel, nous pleurions tous!

EMILE

NonI cette larme était un .idieu... Quand H m'a serré dans ses bras... j'ai senti là qu'il me donnait son dernier baiser.

THÉRÈSE

Mais l'adjudant a juré de le sauver... il tiendra sa promesse!...

EMILE

Lui! c'est possible... mais mon père... il n'acceptera pas notre sacrifice... Quand Bittermann a parlé de vous épouser, il a passé dans ses yeux un éclair qui m'a fait peur!

LA COLONEL, d par^ A mol aussi I

THERESE

Que voulez-vous dire?

EMILE, avec éclat.

Je vous dis qu'il va se dénoncer... je le sens là... je l'entends... laissez-moi... ma place est près de lui !

Emile!

EMILE

Je veux -le défendre... je parlerai... je Tenlacerai dans mes bras, et nous verrons si Ton ose l'arracher de njon cœur!... {Il se précipite pour sortir, quand Benito et Frédéric rentrent vivement.)

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