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Elle lonibn les deux genoux en lerre , et joignit les mains dans l'atlitude de la terreur.
— Jansens, contiuua-t-elle , n'assassinez pas mon enfant ! Prenez pitié de mon fils ! Vos mains n'ont-elles pas assez répandu de sang?
David, éperdu de douleur, courut à elle, et chercha à la calmer et à la ramener à la raison.
— Monsieur, lui répliqua-l-elle obstinément, monsieur, monsieur, écartez ce misérable qui veut tuer mon fils! Cet homme a déjà tué sa femme et mon père! Sauvez- moi
cle ses fureurs Oh! ne m'approche pas...
je ne veux plus de tes odieux baisers. Vat-en , va-t-en ! ou je te tuerai ! A mon tour, je verserai du sang.
Le délire de Séva prit dès-lors un earaclèrfe
(ie violence extrême. L'infortunée ue cessait , jour et nuit, de combattre par ses cris et par ses elforts, la présence des fantômes qui la poursuivaient. Elle ne reconnaissait personne, ni David, ni le Coben, ni Philippe. Quand on lui présentait son enfant , elle le repoussait avec effroi. Un jour elle parvint, grâce à la ruse qui caractérise les aliénés, à tromper la surveillance de ses gardiens; elle sauta par la fenêtre, et se mit à parcourir la campagne, les cheveux épars, demi nue , et en fuyant des êtres imaginaires. Ce fut seulement après bien des etTorls et des luttes qu'on put s'emparer d'elle et la ramener chez son mari. Jugez du désespoir de ce dernier, en voyant la jeune femme, dont chacun admirait naguère l'élégance et la gaieté, couverte, à présent, de boue, sanglante, garrottée et jetant des cris sauvages !
Le lendemain de celte trisle journée, il partit pour Vienne et emmena Séva avec lui, afin de consulter les médecins les plus célèbres. Tous furent d'avis que la maladie était incurable , et qu'un pareil délire, produit par une désorganisation du cerveau, résisterait à toutes les tentatives. Après avoir entendu cette fatale sentence, David rentra chez lui, la mort dans le cœur.
— Mon Dieu ! dit-il en se tordant les mains, mon Dieu! que votre justice est impitoyal)le ! Faut-il qu'un remords éternel pèse désormais sur ma vie entière. Cette affreuse maladie, c'est moi qui l'ai causée par ma rigueur envers une infortunée que j'aurais dû consoler et non frapper. Me voilà réduit à ne plus pouvoir embrasser mon enfant sans désespoir.: Oh! la mort serait préférable à une pareille existence.
Le Cohen le prit par h\ main.
— David, lui dit-il, David, résignez-vous aux volontés célestes. Peut-être ne resterontelles pas inexorables, comme vous le croyez. Je ne partage pas le jugement sans appel , porté par les médecins viennois que vous avez consultés. Le temps, la patience et des soins assidus, secondés par l'isolement et par la science, opéreront le miracle dont on vous a nié la possibilité. La France compte d'illustres médecins qui luttent souvent avec honneur contre l'aliénation mentale. Confiez madame David de Savernc à mes soins; laissezmoi l'emmener à Paris, pour y consulter les docteurs Pinel, Esquirol , Ferrus, tous les hommes enfin que l'étude, le génie et le succès ont placés à la tête de la science médicale.
— Me séparer d'elle? la priver de ma tendresse-cl de mes soins!
— Celte tendresse et ces soins ne peuvent que nuire aux projets que je médite. Une des premières conditions pour Je traitement des aliénés , consiste dans l'isolement de leurs habitudeset de leur vie d'autrefois. Il faut que notre malade habite des lieux inconnus, et, qu'elle se trouve entourée de personnes étrangères. D'ailleurs, il devient urgent de sous- (raire voire fils au spectacle pénible et dangereux des souffrances de sa mère. Si Dieu ne dément pas nos espérances , s'il rend la raison à Séva, que Philippe ne garde point, dans sa mémoire, le triste souvenir de cette démence... Et ces espérances , David, croyez-m'en, ne sont pas une chimère.
Dieu m'a inspiré un projet dans lequel éclate sa miséricorde ! . . . L'Italie vous appelle : son climat favorable achèvera de rendre à Philippe la force et la santé. Partez pour l'Italie avec votre enfant. Emmenez aussi la Gvnthia.
— La C}nthia ! répéta David avec surprise. Jamais elle ne consentira, cher Cohen, à quitter l'Allemagne. Le jeune prince de Marienbourg l'aime éperduement, et la prima donna , dit-on, ne se montre point insensible à la tendresse du plus beau et du plus spiri tuel jeune seigneur de l'Allemagne. L'amour du prince lui a fait oublier des chagrins que l'oubli seul pouvait adoucir.
Le Cohen sourit avec amertune.
— Ne calomniez point une pauvre femme.
Pour elle, David, il n'est plus ici-bas d'amour, ni de bonheur possibles. La Cynthia est plus à plaindre que vous peut-être , car il ne lui reste pas l'espérance... Et moi, je vous dis d'espérer, David! Ce n'est pas l'ami, ce n'est pas le coreligionnaire qui vous donne ces paroles d'espoir; c'est le petit-fils d'Aaron!
C'est le dernier descendant des pontifes qui opéraient des miracles, en présence de l'Arche Sainte! Mon fils, espérez! Enfant d'Israël, le temps des prodiges saints n'est pas encore passé! Oui, mon Dieu, ajouta-t-il, en élevant les bras vers le ciel, oui, vous écouterez votre serviteur ! Comme jadis, à la voix du prophète, vous avez écarté l'ombre du cadran fatal , vous ranimerez cette raison éteinte; non pour moi, non à mes vœux; mais parce que les prophètes, mes pères, qui vivent dans votre gloire, porteront ma prière à vos pieds , et uniront leurs voix à la mienne ! Jamais encore mes lèvres ne se sont ouvertes pour vous demander une grâce ! Cependant j'ai observé votre loi , comme le plus fidèle de mes aïeux ! Seigneur! Seigneur î je me prosterne dans la poussière, car je ne suis que poussière. Mais vous êtes, vous, la lumière, la miséricorde et la vie!
Il se leleva l'air inspiré et l'œil élinGelaïU.
— Doutez-voiis encore? David, deniandat-il. La foi dont mon anie est inondée a-telle pé«étré|jusqu'à la vôtre?
David, trop ému pour|répondre, lui serra silencieusement la main , et s'occupa de donner les ordres nécessaircs'^au départ du Cohen et de Séva.
Séva était retombée jdans une morne apathie. D'un œilj sec et sans la moindre sensation apparente, elle reçut les embrassements désespérés de son mari, et monta en voiture avec le calme et la stupeur qui caractérisent certains aliénés.
Le Cohen, sans autre compagnon qu'un Israélite, amené par lui devienne, et qui était tout-à-fait étranger à la famille du maës-
Iro, monta dans la voiture à côté de Séva; il ordonna au postillon de prendre la route de France.
— Dieu la sauvera! cria-t-il à David, au moment où les chevaux partirent.
A quelques jours de là, David quitta luimême l'Allemagne et se rendit à Naples avec son fils et la signora Cyntliia. Depuis son départ de Paris la prima donna n'avait ni versé une larme, ni laissé tomber un sourire.
Indifférente à tout le reste, elle retrouvait son ardeur en présence de l'art, et redevenait, sur la scène, l'enthousiaste Cynthia d'autrefois. En quittant la coulisse, elle retombait dans son dégoût de la vie. En vain la fortune et le succès la comblaient de leurs enivrantes faveurs , elle avait retrouvé en Allemagne la gloire qui l'entourait , en France ,
de tant d'éclat, et elle quitta l'Allemagne comme elle avait quitté la France, sans un regret. Le ciel de l'Italie , l'aspect du sol natal , n'eurent pas non plus de joie pour elle.
Un matin qu'elle se promenait seule, à pied, dans un des plus pauvres quartiers de Naples, elle s'arrêta devant une masure : pour la première fois , depuis bien longtemps des larmes soulagèrent son cœur oppressé!
— Humble logis qui m'a vu naître, ditelle , je t'ai naguère quitté pauvre, pieds nus, battue par rna mère et incertaine du pain de la journée. Aujourd'hui je te revois riche, célèbre, enviée!... Et pourtant je suis plus malheureuse qu'aux temps de misère et de faim de mon enfance ! Alors, du moins , je m'élançais joyeuse et pleine d'espérance dans l'avenir. Maintenant je n'ai plus (ju'un seul
avenir et qu'un seul espoir : dormir d'un sommeil sans fin , dans un coin du cimetière frappé de réprobation par les chrétiens, et où gisent mes deux frères, mes trois sœurs, ma mère et peut-être le père inconnu qui m'a jetée perdue et pauvre dans cette triste vie. Mon cœur est éteint; aucune flamme ne le ranimera !
Elle essuya ses larmes et revint chez elle sous l'impression froide et amère que donne , non pas la résignation, mais la nécessité : comme le condamné se laisse faire par le bourreau , elle se laissait faire par le sort : sans résistance, sans lutte; elle le savait, la résistance et la lutte ne pouvaient aboutir à rien. Cynthia était dans cette situation de l'ame où l'on juge nettement, et impitoyablement de sa propre dcslinoe, comme s'il s'a-
gissail de la destinée d'un autre. Ainsi, perdu au milieu d'un désert, le voyageur monte avec hardiesse sur une hauteur d'où il domine, de manière à ne garder aucune illusion de salut, la fatale immensité qui s'étend autour de lui. Il s'assied avec résignation sur le sable brûlant, croise les bras sur sa poitrine haletante et tourne ses regards vers le ciel.
Elle entra dans son salon, distraite et morne; tout-à-coupelle jeta un cri.
— Le prince de Marienbourg ! vous ici , monseigneur ?
— Vous aviez quitté l'Allemagne sans m'en prévenir; vous m'aviez fui... J'avais juré de ne plus vous revoir en apprenant que vous aviez pu vous jouer ainsi de mon amour et de mon désespoir... Me voici, Cynthia, me voici près de vous, à vos pieds, plus tendre , plus éperduemcnt amoureux, résolu à tout
plutôt que de vous quitter désormais... Devenez ma femme, madame.
— Votre fem.'iie! monseigneur? Moi, porter le désordre et la désunion clans votre famille !
— Je me suis jeté aux pieds de ma mère; je lui ai fait l'aveu de mon amour pour vous. Je lui ai dit que je mourrais si elle refusait de laisser unir poui toujours ma destinée à la vôtre... Je me serais tué, Cynthia, si elle m'avait refusé. Elle a consenti. Voici une lettre de ma mère. Elle vous demande de devenir sa fdle et do vous dévouer au bonheur de son fds unique , de son seul bien ici-bas , de sa seule tendresse depuis le jour où la tombe s'est refermée sur mon père.
La Cynthia cacha son visage dans ses mains.
— Comme il m'aime! murmura-t-elle.
Oh ! mon Dieu , mon Dieu, pourquoi faut-il
que je brise ce jeune et noble cœur, moi dont le cœur est à jamais brisé! Pourquoi faut-il que je le frappe des mêmes douleurs dont je soulfre tant moi-même! Écoulez-moi, monseigneur! votre dévouement mérite une confiance entière et sans restriction. J'aime aussi, moi! J'aime un homme qui m'a chassée , qui s'est débarrassé de moi comme d'une entrave et d'un fardeau. Eh bien ! pour cet homme je donnerais ma vie avec des transports de joie. 11 m'a chassée, vous ai-je dit... Au moindre signe de sa main, je reviendrais m'agenouiller à ses pieds, et je supporterais ses dédains avec bonheur! Si je traîne loin de lui mon existence, c'est qu'il ne veut pas que j'iiabite la même ville que lui; c'est qu'il m'a dit : Ya-t-en, ta vue trouble ma sérénité et m'empêche de savourer, en pleine quiétude, les baisers de la femme que j'aime! Je lui ai obéi, monseigneur! La nuit, 1(3 jour, :iu
ihéâtre, partoiil, sa pensée me domine, me tient, me tue!... Vous le voyez bien, vous ne pouvez plusm'aimer!
— Donna Cynthia, je vous aime comme vous aimez cet homme! Que m'importe le reste, pourvu que je sois près de vousj que j'entende votre voix, que je puisse vous aimer! Je ne vous demande pas d'amour. Laissez-moi seulement passer mes journées près de vous, frémir sous votre regard, tressaillir à'votre voix. Laissez-moi vous consoler, vous servir, être quelque chose dans votre existence! Que vous coûtera-t-il de m'accorder si peu, pour vous, tant pour moi! Que vos propres souffrances vous rendent pitoyables pour les miennes. Vous quitter, c'est mourir! voulez-vous que je meure?
— Ne vous livrez pas ainsi, monseigneur, à la violence d'une passion fatale. Le temps
el l'absence ne tarderont point à calmer et à effacer voire amour.
— Le temps et l'absence ont-ils guéri votre passion pour un ingrat? Cynthia, au nom de vos souffrances, laissez-moi vivre près de vous; laissez-moi vous voir et vous parler, chaque jour, à chaque heure; laissez-moi les extases dans lesquelles votre voix divine me jette au théâtre... laissez-moi, en un mot, mon ame et ma vie ! *
Cynthia se sentait émue d'une profonde pitié pour le prince, et pourtant cet amour, si semblable à celui qu'elle éprouvait pour un autre, cette confraternité de douleurs, ce jeune homme qui sacrifiait sa jeunesse et son avenir pour elle, lui étaient une nouvelle souffrance, — rien de plus. Tant de dévouement lui semblait presqu'importun et à charge : elle n'éprouvai! pour cet infortuné,
1)1 isc à ses pieds, que le senlimeiit de chagrin d'un cavalier qui, sans le vouloir, a renversé et blessé un passant inconnu.
— A votre âge, monseigneur, dit-elle, il n'est pas de passion ni de désespoir éternels; vous parlez des preuves de dévouement que vous êtes prêt à m' accorder!,.. Peut-être récuseriez-vous celles que je voudrais exiger de vous?
— Parlez... ma vie, ma fortune.
— Jurez-moi, sur l'honneur, défaire ce que je vais requérir de vous.
— Je le jure, pourvu que ce ne soit point l'ordre de vous quitter.
— Et quelle autre preuve de votre amour voulez-vous que j'exige? s'écria la Cynthia : quelle autre garantie puis-je avoir de la réalité de cette passion , selon vous, éternelle?
Monscigneiu-, si vous m'aimez, il faut que vous quittiez l'Italie; non pas demain, non pas tout-àriieure, mais à l'instant.
— Plutôt la mort!
— Il faut que vous voyagiez durant trois années. Il faut que vous conquériez un nom honorable et que vous acceptiez le poste brillant que votre famille vous propose dans la diplomatie. Alors , si vos sentiments pour moi n'ont point changé , si le temps les a sanctionnés, mon existence et mon affection, que vous aurez noblement conquises, seront peut-être à vous. Je serai fière de votre tendresse. Maintenant, je la regarde comme une folle ardeur qu'il serait coupable d'encourager et insensé de partager : l'oubli et la déception seraient encore au bout!
— Vous quitter, Cynthia ! vous quitter ! Vivre loin de vous!...
— Pour revenir plus laril, et pour toujours, à moi.
— Oh! je ne survivrai pas à une pareille épreuve.
— Si vous éprouvez pour moi l'amour profond dont vous me parlez, vous accepterez avec joie mes conditions; si quelque chose peut changer les sentiments de mon cœur , elï'acer les souvenirs d'autrefois et me prépaparer à un nouvel avenir, n'est-ce pas la pensée de vos sacrifices et de votre fidélité? Maintenant je ne saurais vous aimer. Dans trois ans^ j'attendrai peut-être votre retour avec impatience... Peut-êtrelesaluerai-jeavec joie.
Le prince pleurait et se désespérait.
Cynlhia lui prit la main.
— Allons, dit-elle, partez pour revenir; partez. Monseigneur. Que votre famille, que tous ceux qui sauront plus tard notre amour
puissent le respecter et y applaudir. Votre mère n'a cédé qu'à la crainte de votre désespoir. Dans trois ans, elle se félicitera de cet amour sanctionné par les épreuves du temps. Du courage ! Soyez homme et fort ! Plus le sacrifice est grand , plus il atteste votre amour.
— Vous le voulez ? Eh bien! je partirai î Je vous obéirai. Dieu veuille que je résiste à la violence de ma doi leur!
— La pensée de votre mère et celle de Cynthia vous donneront la force de tout supporter. Adieu !
11 s'arracha avec eflbrt d'auprès d'elle, et s'éloigna pâle, éperdu, chancelant.
Une sorte de joie éclaira le visage et les yeux de la Cynthia.
— Pars! murmura-t-elle. Pars! pauvre enfant qui crois avec tant d'ingénuité à la durée de l'amour dans le cœur d'un hoînme.
Pars! Avant une année, le souvenir de la Cynthia ne sera plus pour toi qu'une idée vague, presque effacée, et qui amènera un sourire sur tes lèvres. C'est aux femmes seules à garder, dans leur cœur, une passion insensée, contre laquelle le temps et l'absence ne peuvent rien. Pars! Laisse-moi ma tristesse. Ton amour m'était odieux; cette passion forcenée me fatiguait et m'accablait. Estce au malade qu'il faut demander des guérisons?... Enfin, me voici libre et rendue à ma solitude et à ma tristesse... Maurice Maurice! à force de torturer mon cœur, vous lui avez donné la dureté du vôtre.
Le jeune prince de Marienbourg , fidèle à sa promesse, partit à l'instant même et reprit la route de l'Allemagne, la mort dans l'ame, mais résolu de tenir fidèlement sa promes.se à la Cynlhia. Faut-il ajouter qu'il lui
écrivit d'abord de nombreuses ieltres. La prima donna n'y répondit qu'une seule fois. Ce jful pour dire qu'elle voulait un sacrifice absolu et l'accoraplissement , sans restrictions, des conditions qu'elle avait prescrites. Selon elle, s'écrire c'était en quehjue sorte se voir. Le prince ne continua pas moins à écrire; non-seulement elle ne lui répondit pas, mais elle finit par ne plus mcinc décacheter les lettres, car la douleur de la Cyntliia était pleine d'inégalité et de fantaisie. Elle n'avait rien de la morne résignation d'Isabelle. Des accès bizarres, consé(juenee d'une natureartistique et nerveuse, la jetaient, avec brusquerie, de l'accablement dans uno agitation fiévreuse. Elle passait d'un état voisin du liélire à une prostration absolue. Isabelle priait et demandait sans cesse à Dieu la force et la patienc*»; Cjnlhia, eliez kupielle l'éducation n axait point développé le senti-
ment religieux, ne connaissait guère, de la foi juive, que le côté superstitieux. Sans consolation, elle manquait du soutien divin sur lequel s'appuyait la triste fiancée de David , lorsque le fardeau de son désespoir devenait au-dessus de ses forces.
Évoquer le passé , le regretter, le maudire, telle était la part de Cynthia : prier et pleurer, telle était la part d'Isabelle.