SCENE XIII
MORlSSEAU, MARIE, M""^ VALDEN- MARIF, entrant.
Comment, comment, une querelle... je suis sûr que c'est mon cousin qui a tort.
MORlSSEAU.
C'est ça, ils ont bon dos, les cousins! {À part-) C'est comme les maris.
M«e VALDEN.
Oui, c'est lui qui a tort... tu ne sais pas ce qu'il vient de me dire? qu'il aimerait mieux se donner au diable que d'épouser ta cousine, si ce mariage était à refaire.
MARIE, à part.
0 mon Dieu, est-ce qu'il se douterait.,. {Haut, avec reproche.) Comment, Slorisseau, vous disiez cela, vous qui êtes si gentil quand vous voulezî
MORlSSEAU.
Gentil! vous croyez que c'est facile quand on a une femme qui... a été à Francfort.
MAGASIN THEATRAL
MARIE , à part.
Il sait tout. (Haut.) Eh bien! quel mal y a-t-il à cela?... moi aussi j'y suis allée à Francfort... et je n'en suis pas morte.
MORISSEAC.
Je sais bien qu'on n'en meurt pa.», parbleu.
AIARIK.
Allons, voyons, votre main... faites la paix '.
MORISSEAU.
Je n'en veux pas à la tante Valden, mais je vou- /irais savoir laquelle?...
M"' VALDEN , à Marie.
Tu vois... il recommence.
MORISSEAU , hors de lui.
Mais oui... sapristi... et je recommencerai jus- •qu'à ce que je sache.
M"e VALDBN.
Mais pourquoi, je te demande un peu pourquoi cet entêtement?
MARIE , à part.
Je le sais, moi... ces lettres m'ont tout appris... mais lui... qui a pu l'instruire?...
MORISSEAC.
C'est bien décidé... vous ne voulez pas me dire le fin mot, n'est-ce pas?
MARIE
Encore!
Mme V'alilini nmciiitc la scène.
MORISSEAU, câlinant.
Voyons, ma petite cousine... vous qui êtes bien bonne... dites-moi. là, franchement, si vous avez «'té, jI y a trois ans, à Francfort.
MARIE
Mais oui... puisque j'y vais chaque année.
MORISSEAU, mysidrieuicmeni.
Avec une robe cerise?
MARIE
Oh ! je ne me rappelle plus.
MORISSEAU, avec emportement.
Encore! ils ne se rappellent rien dans cette l'imilic-ià... il n'y a que moi qui ai de la tête. ( A part. ) Malheureusement.
MARIE, à part.
Que faire pour détourner ses soupçons?
MORISSEAU.
Au fait, ça ne peut pas être vous... vous auriez reconnu Deligny tout de suite.
MARIE, nujstérieusemeni.
Deligny! chut!
MORISSEAU, bas. Hein ? quoi f est-ce que...
MARIE, de même.
Silence... je vous en supplie.
MORISSEAU, de même.
Bien, bien.
HARIB , de même.
Maintenant que vous voilà dans le complot... ^oyez discret.
* M.iric, Morisscau, M"'' Valil-.n.
MORISSEAU.
Oui. {A part.) Je ne comprends pas davantage, mais je suis dans le complotl
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