SCENE XIV
MARIE, DELIGNY, MORISSEAU, M^e VAL- I DEN.
1 DKLIGNT.
Vous voilà en famille... mille pardons, si je vous dérange.
M^e VALDEN.
Il n'y a pas de mal, monsieur Deligny, il n'y a pas de mal,.. (A part.) Voilà un mari qui sera plus aimable que l'autre.
DELIGNY, bas à Morisseuu.
Eh bien! sais-tu quelque chose?
MORISSEAU, bas.
Rien... chut!
MARIE, à part.
Il faut pourtant bien le lui dire. [Bas à Deligny. ) Je voudrais vous parler, à vous seul, monsieur.
DELIGNY
Amoi?... {Bas à Morisseau.) Il faut que tu éloignes M'"^ Valden... Marie veut me parler.
MORISSEAU.
Enfin, nous allons tout savoir.
DELIGNY, lui faisant signe de sortir.
Mais... toi aussi.
MORISSEAU.
Ah!... (4 pnr/.) Comme ça, je ne saurai rien si je m'en vais... (Regardant le rideau à droite. > Oh! une idée!... voilà qui est adroit... {Haut.) Eh bien! et le déjeuner!... nous sommes là à nous regarder; j'ai faim, moi... est-ce que votre carpe frittoujours, tante Valden?... Ah!... ah!... Eh mais ! il me semble que ça sent le brûlé.
M"e VALDEN, courant vers la porte de droite.
Ah: mon Dieu! c'est ma friture! c'est ma friture!...
MORISSEAU, la stiivant.
C'est sa friture à la tante Valden... c'est sa friture... Ma tante, je vous suis.
M"e VALDEN.
Vous?
MORISSEAU, près de la porte.
Oui. [Bas.) Ne dites rien.
M«n« VaKlen sort à droite, Morisseau fait une fauise sortie et se cache derrière le rideau à droite.
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