SCÈNE U
MULDORFF, CLOTILDE, MINA, avec une valise.
MINA, tenant la valise.
Voilà, Madame. Des papiers de chicane, c’est si lourd !
ci.otii.de.
Mon ami , vous pouvez partir.
NULDORFF.
Comme vous dites cela froidement , ma chère amie : « Mon ami, vous pouvez partir ■>, Oh !
■les femmes! les femmes! ca n’est pas plus sensible que rien du tout !
MINA, pleurant*, llu ! bu ! bu !
MULDORFF.
Qu’est-ro que tu as , toi !
MINA
Il i ! hi ! hi ! Ca me fend le cœur de vous voir partir, Monsieur. Oh! oh! oh!
MULDORFF.
Pauvre fille ! ( Clotlkle rit. ) Vous riez ! Elle rit! Ah ! la sensibilité de celle fille devrait vous faire rougir. Tiens , mon enfant , prends ceci : tu l’as bien mérité.
( 11 lui donne une pièce d’argent) MINA.
* Un florin tout neuf! Merci , Monsieur. (Pleurant plus fort. ) Oh ! oh ! oh !
MFLDORPF.
Allons , voyons , calme-toi ! calme-toi ! Je te recommande bien la maison jusqu’à mon retour; aie bien soin de ta maîtresse , ne la quitte jamais ; sois bien attentive , bien empressée. Et vous , ina bonne amie , souvenez-vous de mes recommandations et de mes promesses : un cachemire de l'Inde , si je suis content , et si...
( On entend la trompette. ) Ah ! voilà justement la voiture de Stuitgard.
Ai» : Yak* «U Bobin.
Adieu , Clotilde; en mon absence ,
Que l’honneur seul guide tes pas.
Dans ta vertu ,j’al confiance;
I A p»rt l
Toi , Mina , ne la quitte pas.
( A kliua , qui prend un paquet. '
On n’a rien oublié , Je pense?
CLOTILDE
Adieu 1 pars. Mon cour te promet Amour , fidélité , constance.
Oh l tout est bien dans te paquet
I Mulitorir tnlirHH tl femme. )
ENSEMBLE
MULDORFF.
Adieu , Clotilde , etc.
CLOTILDE
Pars , ne crains rien ; en ton absence L’bonneur seul guidera mes pas.
• Dans ma vertu, j’ai confiance 1 Mina ne me quittera pas.
MINA
Partez, Monsieur ; eu votre absence, L’honneur seul guidera nos pas.
Dans nos vertus ayez confiance ;
D’ailleurs, nous ne sortirons pas.
( A U fin dr cel enwrablt , Muldt'rff «’arrarhr dn brM d« it fera* me cl *>rt par la porte du fond, piecèdé de Mina. )