ACTE II, SCÈNE I. a
Quand sous votre dictée on écrit tous les jours.
ROLAND, remettant la lettre.
Le ministre parfois a remarqué mon, style.
FER V IL , lieant.
S’il ne l'estimait pas il serait difficile.
‘Sans meure nul apprêt à tout ce qu’il écrit Notre gouverneur laisse échapper son esprit.
N’écrirez-vous jamais l’histoire de vos guerres ? v César nous a laissé d'excellens commentaires.
Vous pourriez: comme lui dans le sacré vallon Joindre aux lauriers de iViars les lauriers d’Apollon. ROLAND.
Non, d’écrire , Fervil , je n’ai point la manie.
Jusqu’au dernier soupir défendre ma patrie ,
Mériter les faveurs dont je suis honoré ,
Voilà quelle est ma tâche et je la remplirai :
C’est de ce seul espoir que mon âme est charmée ,
Et j’espère avant peu retourner à l’armée ;
J’en ai fait la demande.
FERVIL.
O noble sentiment !
( À part. ) *
Je saurai mettre obstacle à ce beau dévouement.
ROLAND
Languir ici , pour moi ce serait une honte.
Nous nous battrons encor.
FERVIL,* pan.
Ce n’est pas là mon compte.
ROLAND
Ne me suivrez-vous pas ?