Z S LE FLATTEUR
FERVIL.
Après tant de bienfaits ,
Puis-je du général me' séparer jamais?
Trop heureux si témoin de votre ardent courage ,
Du plus noble métier je fais l’apprentissage ;
Si je puis , de plus près admirant la valeur ,
Sur le champ de bataille honorer le vainqueur !
Mais de vous seul dépend la paix de cette ville ,
Et vous y remplacer est chose difficile 5 i *
De vous y conserver tout le monde est jaloux;
C’est à qui tous les jours me parlera de vous ,
Et je connais ici plus d’une femme aimable Qui de votre départ serait inconsolable.
ROLAND. ' ,<
Et quelle femme aimable a donc parlé de moi ? 4 FERVIL.
Madame de Marcé.
ROLAND
Vous plaisantez , je croi.
Quoi , la jeune moitié de mon vieux commissaire...
, FERVIL.
Du gouverneur toujours fait l’éloge sincère.
Et comme son époux paraît intelligent,
Qu’il est dans son service actif et vigilant ,
J’ai cru qu’il méritait d’obtenir quqlque grâce.
Il faudrait l’employer ; mais hors de cette place ,
Pour le bien du service , on pourrait l’éloigner ,
Il partirait tout seul... Daignerez-vous. signer. ^ ROLAND.
Nous verrons. A propos , j’attends aujourd’hui même Un de mes vieux amis , le général Saint-Hême ;