‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 20 sur 86 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FERVIL, M“. ROLAND.

M“ e . ROLAND, très-agitée.

Fervil , je vous cherchais , vous me voyez outrée.

FERVIL.

Pourquoi ?

M m '. ROLAND.

Par mon époux la guerre est déclarée ;

Je viens d’en recevoir deux refus à la fois.

FERVIL, .ivernent. -

Je gage qu’il a tort.

M“'. ROLAND

Il méconnaît mes droits.

Prêt à nous rendre enfin sa visite tardive ,

Le général Saint-Hème aujourd’hui nous arrive.

. FERVIL.

C’est un homme éprouvé, d’un mérite oertain.

M**. ROLAND

C’est un fort honnête homme , il a fait son chemin ; Et du bonheur qu’il a je ne suis pas jalouse.

3o LE FLATTEUR,

Mais Saint-Hème en ces lieux amène son épouse ,

Je le présume au moyis $ il est de mon devoir i De ne rien négliger pour la bien recevoir.

Je veux donc me donner un nouvel équipage.

Puis- je m’en dispenser ?

C’est un parti fort sage.

- M“ e . ROLAND.

Eli bien ! de l’empècher on trouve le moyen.

Mon mari me refuse.

FERVIL.

Oh ! cela n’est pas bien.

M-*. ROLAND

''Il veut laisser briller une femme inconnue ;

Car qu’est-elle eu effet ? c’est une parvenue ?

FERVIL. ,

Oui sans doute , et qui n’a de mérite , entre nous , Que celui qu’elle emprunte au rang de son époux.

M“*. ROLAND

Que de petites gens à fortune nouvelle !

FERVIL.

J’en conviens , vous valez cent mille fois mieux qu’elle , Et vous avez enfin pour soutenir vos droits Des talens.

M“*. ROLAND

Quelques-uns. \

FERVIL. r

De l’esprit.

M— . ROLAND

« Quelquefois.

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