ACTE II, SCÈNE IV
SALOMON
De quatre tout pareils je sais un attelage.
FERVIL.
Courez les acheter vous en ferez l’hommage ,
De ma part à madame.
Encor !
FERVIL. *
‘ Il faut songer Qu’elle a quelque crédit ; on doit la ménager.
Vous direz que c’est moi qui pavai ces dépenses ,
Il ne faut pas ici blesser les convenances :
Chacun veut des cadeaux et brûle d’en avoir ;
Soit, mais on n’a jamais l’air de les recevoir.
SALOMON
Mais puisque cette dame est d’un orgueil extrême , Elle peut acheter l’équipage elle-même.
FERVIL.
Dans le marché , madame a droit d’avoir son lot , Et l’on doit en affaire entendre à demi-mot.
SALOMON
Je crains , puisque d’un rien elle se scandalise ,
En offrant ce cadeau de faire une bêtise.
FERVIL.
Ah ! c’est trop en parler ; tranchons ce différent. Un homme tel que vous fait les choses en grand. Quand on a vos talens , votre or, votre génie..»
Pour votre général gardez la flatterie.