ACTE DEUXIÈME
JANIK, prenant la main qu'il lui a tendue. *
Je ne vous en veux i)as, non.
Accablée.
Mais je vous en prie, Laissez-moi seule. J'ai 1 ame toute meurtrie.
Elle tombe assise en pleurant.
JACQUEMIN
Du calme ! S'il allait rentrer à la maison, L'ancien comprendrait tout.
JANIK, se ressaisissant un peu.
Oui, vous avez raison.
Allez le retrouver, vous. Bercez sa chimère, 11 le faut... Ne laissez rien voir... Priez ma mère... De venir près de moi, si c'est possible, un peu. Dites-le-lui tout bas, n'est-ce pas.
Éclatant en sanglots.
Ah ! mon Dieu !
JACQUEMIN, voulant s'approcher pour la consoler.
Mais...
JANIK.
Allez. Je serai plus forte tout à l'heure.
Elle 8;i rejelte contre la table, la face dans ses mains. JACQUEMIN, du seuil, la contemplant.
Heureux les morts qui sont aimés, car on les pleure !
Il sort désespéré, tandis quelle reste immobile, à sanglotter toute seule