‹ Le flibustier; comédie en vers, en trois actesChapitre 45 sur 58 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LEGOEZ.

Oui, je l'accorde.

N'importe î Ces Anglais, gens de sac et de corde !

PIERRE

Enfin, Anglais ou non, ils m'avaient repêché. C'étaient des chercheurs d'or. Avec eux j'ai cherché. Une vie à mon gré, vaillante, aventureuse, Libre surtout. Je n'en sais pas de plus heureuse. Un pays ! Du nouveau partout, à chaque pas I Et des rochers ! Un sol...

LEGOËZ.

Il lie me plairait pas.

Des rochers ! Des rochers ! Se peut-il qu'on préfère Des rochers

Montrant la mer.

à ça?

PIERRE

Mais.,

LEGOËZ.

L'eau, voilà mon affaire,

montagnes, peuh :

PIERRE

Avec des mines d'or.

MAIIIE-ANNE.

C'est là que vous avez découvert le trésor?

PIERRE

Oh ! découvert ! Après quatre ans de dure peine.

MA.RIE-ANNE

N'empêche ! Trente sacs pleins d'or, c'est une aubaine , N'est-ce pas. Janik ?

JANIK, d'ua air indifférent.

Oui.

LEGOËZ.

Sans doute ; mais aussi, Les gagner en fouillant sous la terre, merci ! Sale métier !

PIERRE

On n'est pas toujours sous la terre.

On vit moins en mineur, là-bas, qu'en militaire. Chasse, bataille, course à travers monts et vaux î

LEGOËZ.

Ça t'amuse donc, toi, de monter des chevaux?

PIERRE

Mais oui.

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