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consiste à prendre le foie mobile pour le rein mobile
Es phénomènes fonctionnels analogues. On évitera l’erreur en recherchant avec soin les troubles du côté
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des voies : urinaires, qui sont spéciaux au rein mobile,
e “en palpant attentivement la tumeur qui paraîtra moins
AE de fait, les deux affections présentent quelques,
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LEE grosse que le foie. Lorsqu'il y à coexistence du foie et du rein mobile le diagnostic est rendu plus délicat encore. Disons enfin que le foie mobile a été pris pour un kyste hydatique (Areïlza), pour une tumeur de l’épiploon (Lanelongue), pour une typhlite tubereuleuse (Richelot).
Lorsque le diagnostic du foie mobile a été posé, il reste un point fort important à élucider; c’est de Savoir si le foie est sain ou malade, si entre d’autres termes on a affaire à un « foie mobile vrai » ou à un « foie malade mobile ». La recherche attentive des antécédents, l'exploration minutieuse de la région, la palpation de la tumeur qui fera reconnaître dans certains cas une dureté spéciale permettront de faire le diagnostic mais le meilleur signe est, comme le dit avec raison Rendu, le soulagement rapide et persistant qui suit la réduction de l'organe déplacé.
B. Foie à lobe flottant. — Nous retrouvons ici les mêmes hésitations, les mêmes erreurs de diagnostie, d'autant plus que souvent on ne pense pas au lobe mobile du foie, qui est une affection rare.
Grâce aux signes indiqués par Riedel, les lobes du foie en rapport avec une lésion de la vésicule sont relativement d'un diagnostic plus facile. Quant aux autres, bornons-nous à dire qu'on les a souvent pris pour un rein mobile et particulièrement pour un rein mobile malade.
Telles sont les observations de Ritter von Hacker et de Tscherning où le ballottement rénal que donnait le Jobe flottant avait fait faire l'erreur de diagnostic.
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A. Poehetent de l'hépatoptose totale. — Deux , moyens ont été employés pour remédier au foie flot- 4 . tant, les uns sont médicaux, les autres chirurgicaux, DE | “40 . Le traitement médical, le seul qu'on eût à employer : ( jusqu’à ces dernières années, doit être mis en œuvre le
premier. L'indication principale est évidemment de 1 % maintenir le foie dans sa position normale. On tâchera
© d'yparvenir en faisant porter au malade des bandages” A! appropriés; on à employé soit des simples ceintures abdominales, renforçant et maintenant la paroi affaiblie ir UNE Pet Par elle Je foie; soit des ceintures spéciales munie ‘100 1 d'une pelote dont Ja saillie viendra plus ae \ L ve soutenir la glande hépatique replacée auparavant QAR NL: MAUR APR sa situation normale. Les premières | suflisent dans” | ne MEL sn cas, et. elles ont. l'avantage d'être en général | A te Ro: es, les secondes! sont. d'une efficacité DÉDE nn" 104)
elles ne sont pas toujours bien supportées AAC | Aussi, comme le remarque le P' Teremal der si la meilleure ceinture ose eal initiative du at ps ban.
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du foie dans sa loge, régler lui-même et la position du tampon et le degré de constriction, de manière à se
procurer le maximum de soulagement. Dans bien des Ye cas, il sera possible d'obtenir ainsi une réelle améliora- à
tion au point de vue des phénomènes douloureux. | LAS D'autres moyens ont été proposés et concurremment LEE mis en œuvre pour remédier aux troubles qui accom-
pagnent le foie mobile. Certains auteurs ont proposé Ni d'employer l'électricité, dans le but de rendre quelque SUR tonicité à la paroi abdominale relàchée et d'agir ainsi secondairement sur le foie, par l'intermédiaire de la à masse intestinale mieux soutenue. C’est ainsi que SES Curtius, Griflith ont employé les courants interrom- È pus. Ce dernier auteur n'obtint qu'un résultat incomplet
et cela après trois. mois de traitement régulièrement | | suivi. L' eflicacité de cette méthode parait bien p peu cer- pu taine, les muscles de ae paroi abdominale étant trop
souvent ARoRRÈES et dégénérés à un RES où a mn y a LE Er
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AVES plus de chances de réussir que la maladie sera traitée dès son début; malheureusement elle passe à ce moment trop souvent inaperçue.
Dans bien des cas, le traitement médical suffira à soulager les malades, mais il n’en est pas toujours ainsi. Quelquefois, quoi qu'on fasse, les douleurs persistent intenses, au point de condamner les malades à un repos plus ou moins absolu, et à leur rendre la vie intolérable.
Dans ces conditions, l’intervention chirurgicale, que souvent les patients réclament d'eux-mêmes avec insistance, s'impose, et il y a lieu de pratiquer la fixation du
foie ou hépatopexie totale. C’est à notre maître, M. le / D' Gérard-Marchant, que revient l'honneur d’avoir fait # cette opération pour la première fois, le 28 mars 1891.
Nous ne pouvons mieux faire que de transcrire ici lob-
% sérvation où la technique suivie se trouve relatée:
pre : 2
+ Ros…., Jos... 37 ans, entrée le 25 février 1891, hôpital
| Laënnec. y La malade n’a commencé à marcher qu'a l’âge de 4 ans. Elle
NÉ était rachitique et présentait des déformations osseuses très
marquées, surtout du côté droit. Elle a remarqué aussi que ce côté a toujours été plus faible que l'autre, bien Que les déformations aient presque complètement disparu dans le cours de la puberté. Elle a été réglée & à 16 ane, n'est pas mariée et n’a Jamais +eud’ enfants. , che
m1. C'est partir de 31 ans que sa santé jusque-là parfaite comse X &. mença à à se troubler. Elleéprouvait des douleurs aiguës survenant 4 par accès et siégeant au niveau de l'hypocondre gauche, avec irradiation dans le côté droit. Elle est entrée à l'hôpital d'Albert- En ville (Savoie), où l’on a constaté, à la limite de } hypocondre
Duverxoy.
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gauche et de l'épigastre, une tumeur intra-abdominale, de la grosseur d'une orange que l'on diagnostique « kyste hydatique ». Ce diagnostic fut vérifié par la ponction qui donna lieu à l'issue d'un liquide transparent et incolore. Le liquide se reproduisit et, après cinq ponctions, on pratiqua l'ouverture du kyste par la méthode de Récamier. La malade porte encore sur l'abdomen la cicatrice consécutive à cette opération. À partir de ce moment, la malade eut quatre années de santé parfaite. Mais, il y a deux ans, elle fut prise de nouvelles douleurs qui débutaient toujours par le côté gauche de l’abdomen et irradiaient à droite. Elle avait en même temps la sensation de quelque chose qui tombait dans l'hypocondre droit. Ces douleurs, qui survenaient aussi par accès, ne se produisaient pas pendant la marche. C'est surtout lorsque la malade était assise que la crise se manifestait. La douleur était parfois assez vive pour amener une perte de connaissance. Elle n'a jamais eu d'hématurie, de lithiase rénale ou d'ictere, mais, par contre, elle avait des céphalalgies répétées et des vomissements fréquents. Il y avait aussi de l’inappétence, mais les selles étaient régulières. Elle a toujours été bien réglée.
Pas de stigmates hystériques, ni de symptômes de neurasthénie. La malade est de petite taille et présente quelques déformations rachitiques des membres inférieurs. Le pannicule adipeux est très développé, la paroi abdominale peu résistante, souple et non tombante. On sent au niveau de l’hypocondre droit une tumeur mobile qu'il est facile de faire remonter sous le rebord des côtes qu'elle dépasse de 4 ou 5 travers de doigt. Du même côté, on sent également, mais très profondément, une autre tumeur mobile ayant la forme du rein, ce qu'il est facile de reconsaître, et qui n'est autre chose que le rein déplacé et mobile. On ne porte aucun diagnostic ferme-pour la tumeur de la région hépatique et comme la malade a déja eu un kyste hydatique, on se décide à faire la laparotomie.
Cette opération est faite le 28 mars 1891.
Anesthésie chloroformique. Incision verticale au niveau de l'extrémité de la neuvième côte.
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Après ouverture du péritoine, on constate, au niveau dela plaie, la présence du foie dont l'aspect est normal, mais qui est abaissé de trois travers de doigt et mobile. On décide de le fixer et pour cela on passe quatre fils de soie dans le bord antérieur du foie. Ces fils sont ensuite passés dans l'épaisseur du cartilage périchondral de la côte inférieure et à travers la paror abdominale. Suture en étages de la paroi; suites opératoires simples. La
malade se lève quatre semaines après l'opération, mais les dou-
leurs persistent. La fixation du foie a cependant parfaitement réussi et il ne dépasse plus le rebord costal. L'état ne change pas pendant les mois de mai et de juin.
Le r2 juin, M. Marchant pratiqua la néphropexie. Suites opératoires simples, les phénomènes douloureux ont presque totale- Riu ment disparu. ges | - La malade a été revue huit mois après la dernière opération.
< On ne peut sentir le rein, mais le foie semble dépasser de nou- &: veau le rebord costal d' environ trois travers de doigt. + pa On sent en effet à ce point, immédiatement sous la cicatrice, RER au. centre d' une zone de sonorité atténuée, une tumeur qu se : 4 prolonge vers le haut sous les fausses côtes et-est légèrement mobile. La matité dans la région hèpatique est à peu normale. Ne C'est donc vraisemblablement le bord inférieur du foie qui des- EEE cend à nouveau dans l'abdomen, mais les troubles fonctionnels
sont et demeurent ARpRESs la malade ne souffre plus de ses 4 É se
anciennes douleurs.
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