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re reflexes vaso-moteurs, sur l'irrigation capillaire ou portale.
Sskes facteurs d’hépato-contraction et de dilatation hépato- portale ont été étudiés par Fauvert. La contraction apparaît comme réponse aux excitations périphériques
viscérales, sympathiques, à la saignée, à à l'air confiné, à
l'injection intra-veineuse dans la première partie de son action. Les facteurs de dilatation sont l’hyperpnée, l'élévation de température, l'injection d’histamine ou €’acétycholine, l'introduction d’albumines étrangères et tous les chocs provoqués, l’ingestion ou l'injection de quantités importantes de liquide, l’orthostatisme. D'où dérivent des modifications eorrélatives du chimisme du foie.
Les anciens regardaient le foie comme le siège de la
colère, de la ‘haine, des passions tristes et profondes.
Les médecins morphologistes décrivent un tempérament bilieux, qui serait celui des caractères ardents et passionnés, des esprits emportés ; ils mettent en avant, comme prototypes : Brutus, César, Napoléon. L'interprétation personnelle joue un rôle trop éminent dans l’appréciation du caractère d’un individu pour que nous consentions à accepter d'emblée des notions aussi imprécises que celles fournies par la seule étude du tempérament. Il est cependant d'observation courante que les hépatiques et, davantage encore, les vésiculaires font généralement montre d’une grande instabilité de caractère, assez. désagréable pour leur entourage. Réciproquement, nombre d’hépatovésiculaires voient leurs douleurs réveillées ou augmentées lorsqu'ils subissent de fortes émotions.
Et nous n’aurons nul besoin de rappeler l'existence d’un ictère d’origine émotive pour nous convaincre de la réalité d’un équilibre hépato-nerveux.
Que devons-nous retenir de ce premier et rapide coup
d'œil sur les interrelations du foie et d’autres organes ? Tout d’abord qu'il existe une mutualité nécessaire entre organes vitaux, mutualité que nous retrouvons à une autre échelle dans le système endocrinien et qui fait apparaître une sorte d'organisation planétaire dans la biologie des individus. Cette organisation est d’autant plus poussée, d'autant plus fine dans ses diverses possibilités que le type individuel est plus élevé dans l’échelle animale.
Nous venons d'examiner un aspect du jeu de bascule auquel participe le foie dans les équilibres deux à deux de la glande hépatique et d’autres organes. Il est à remarquer qu’une telle notion prend corps de plus en plus nettement, à l'heure actuelle, dans la littérature médicale. La tendance s'affirme nettement vers des synthèses où sont décrites, non les symptômes révélés par l'examen d’un organe considéré isolément, mais des ensembles pathologiques, des syndromes faisant l’objet de descriptions d’une complexité accrue, mais en meilleure conformilé avec la réalité des phénomènes. Tel, par exemple, publie sur « Le syndrome endocrino-hépato-cardiaque » (de Gennes, Delarue, de Véricourt); tel autre sur « Le syndrome entéro-hépato-pulmonaire » (G. Cuvier); tel, sur « Le syndrome gastro-entéro-hépato-nerveux » (B. Saad), pour ne parler que de travaux tout récents.
D'un tel ensemble de travaux, nous sommes obligés de tirer cette conviction que la glande hépatique joue uu rôle éminemment directeur et régulateur dans l’organisation vitale de l'individu. C’est, en quelque sorte, le soleil de notre système planétaire biologique, c’est le grand tampon physiologique dont le fonctionnement ne
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