RAD
avant tous les caractères d’une hormone, thermostable, le Vokriton. Près d’une centaine de rapports sur
l’action du Yakriton dans de multiples circonstances, a été publiée dans The Toñoku Journal of experimental Medicin en ces dernières années, L'avenir montrera s’il y a, ou non, une part d’exagération dans les propriétés quasi merveilleuses accordées par les auteurs japonais.
En l’état actuel des choses, nous préférons nous en tenir au point de vue exposé par N. Fiessinger concernant
le comportement. de la fonction d'arrêt du foie : € I
semble que la fonction d’arrêt du foie ne se fasse pas toujours avec une objectivité aussi absolue, dit cet auteur en étudiant les travaux de ses prédécesseurs. Si on pousse l’analyse avec soin, on enregistre dans les veines sushépatiques le passage de certaines substances que des techniques moins précises pouvaient laisser inaperçues. La circulation intra-hépatique est si massive, si rapide qu'il semble assez illogique d'admettre une épuration si complète du plasma. » C’est le bon sens biologique même : il faut du temps pour tout et la vérité est que toutes nos éliminations suivent une loi exponentielle des quantités excrétées en fonction des temps. J1 en dérive une notion de « lascension lente » du taux toxique sanguin donf l'intérêt est primordial pour le clinicien, et dont les conclusions thérapeutiques sont ainsi énoncées par Fiessinger : « proscrire chez ies hépatiques les causes toxiques pratidiques, d’abord, et se méfier de la latence des mises en charge, ensuite ».
Un tel point de vue ne fait que confirmer celui que nous défendons ici . le foie, organe stabilisateur, a des possibilités limitées, et il est semblable en cela à tous nos autres organes. Au praticien de veiller à ce qu’elles ne soient pas dépassées,
dc mn he à A Ptit tn et A ed
Don. . du a fl est non moins ne que leur pouvoir est limité. Il ne peut, d’autre part, a ainsi que l’a démontré l'expérience, se développer en dehors dela présence des sucres. 8
FONCTION URICOPOIÉTIQUE ET URYCOLYTIQUE Ru
: On attribue souvent au foie une fonction uricopoïétique, contrebalancée par une action antagoniste uricolytique. Les expériences faites à ce sujet ont proba-
blement été mai interprétées : le fait que, si l’on procède
à l’ablation du foie sur un chien, ses urines se chargent
immédiatement d’une quantité considérable d’acide urique, ‘ alors que cet animal n’en excrète pas en temps ordinaire, à ; vient à l'appui de l'opinion précédemment formulée
par nous : sécrétion de substances antioxygènes par le foie normal, entraînant une oxydation prématurée des protéines.
On n’a pu, d’un autre côté, mettre en évidence
la présence, dans la glande hépatique, d’un ferment
uricolytique : ce fait ne constitue-t-il pas la preuve, par
l’absurde, que le foie na pas à faire d’uricolyse, pour la En: bonne raison que son fonctionnement régulier entrave S toute uricoroïèse ? É 2
FONCTION CÉTOGENE Fe
M. Labbé a beaucoun insisté sur la fréquence du syndrome de cétose dans les troubles hépatiques, considérant que ceux-ci sont la cause de celle-ià. D’autres auteurs pensent, au contraire que c’est la présence de
corps cétoniques re qui exerce une action den
tive sur le foie. Dans l’état actuel de la question, il n'est guère possible de prendre parti pour. l’une ou pour Fate ‘ de ces deux be |
FONCTION THERMOGENE
Le foie est un grand travailleur et que, dans ces conditions, il joue un rôle important daps la thermogénèse animale, cela n’est point pour nous surprendre, surtout si, | avec Laville, nous considérons la chaleur organique ; a comme un excretum, utilisé par les homœæothermes, et non comme l'origine de processus énergétiques dont É elle n’est que la fin. ;
L'hypothermie peut constituer un symptôme essentiel de l'insuffisance fonctionnelle de la glande hépatique. ù Pour notre compte, nous avons pu noter fréquemment, chez de petits insuffisants, une frilosité post-prardiale que nous considérons comme un signe d'alarme. Celui-ci 21e fait son apparition d’une manière précoce, en dehors de la présence de tout autre signe pathologique objectif.