D RYTHME HÉPATIQUE
js a | Toute activité cellulaire ou organique semble être dominée par une périodicité fonctionnelle. On a consacré d’assez nombreuses études, en ces dernières années, au rythme nycthéméral physiologique. Le foie n'échappe pas à cette règle.
D'anciens auteurs avaient déjà remarqué une sorte d’alternance se produisant au niveau des lobules hépatiques entre la sécrétion glycogénique et la production biliaire ; ils pensaient qu'elle était due à la discontinuité
Es es À Pétérss a montré que le fotèt on une
ce fonction rythmique, alternativement assimilatrice et : désassimilatrice. Dans la première phase, la cellule hépa- A tique emmagasine du vlvcogène ainsi que de l’eau et peut-être aussi des protéines. Au cours de la seconde phase, les éléments sécrétés. apparaissent d’abord sur une zone étroite de la périphérie du lobule, qu'ils envahissent progressivement, tandis que le glycogène disparaît. A ce moment, même si l'alimentation est riche et s’il n'y a pas de dépense musculaire, ie foie est dépourvu de glycogène, fait qui a dû maintes fois entraîner des erreurs dans l'interprétation de constatations expérimentales et qui empêche de considérer le foie comme la source unique du sucre sanguin.
lorsgren a constaté que la teneur maxima en glycogène s’observe de 14 à 24 heures et la teneur minima de 2 à 12 heures, les analyses chimiques et les examens histologiques concordant à ce sujet. La période d’assimilation serait surtout nocturne, alors que le maximum
de la sécrétion biliaire se présenterait vers les premières
heures de l’après-midi et correspondrait à l'épuisement des réserves hydrocarbonées. De même, selon Holmgren, la graisse se voit surtout à la périphérie de lobules dans la période de 14 à 18 heures et vers leur centre de 22 à 2 heures, mais, ni histologiquement, ni chimiquement, on ne constate de différence certaine dans la quantité de graisse selon le moment de la journée.
Rathery a étudié les variations de la glycémie, aussi bien chez le normal que chez le diabétique et il a trouvé que son rythme nycthéméral prenait une plus forte amplitude chez le second. Malheureusement, il apparaît aussi que, si les oscillations se montrent d'autant plus
he
importantes que + diabèté a es ee chaque lab : semble posséder son rythme particulier, d’ailleurs impré- "à visible. Cette dernière condition restreint fortement les
espoirs qu’on avait pu fonder sur la connaissance du
cycle hépatique pour une utilisation plus judicieuse
de l'insuline.
A côté du rythme “physiologique de la glande hépa tique existent ses réactions vaso-motrices fonctionnelles, se traduisant par de fréquentes variations de volume, de consistance et même de sensibilité, qui ont été très clairement résumées par RP. Glénard et qui s’exercent sous l'influence des filets nerveux splanchniques et
pneumo-gastriques par lintermédiaire des plexus solaire:
et périvasculaires. « Leur action vaso-motrice agit sur le calibre des artérioles hépatiques, des ramifications portes, des capillaires, des veinules sus-hépatiques, régiant perpétuellement le modus circulatoire du foie ». D'où dérivent des phénomènes, soit de vaso-dilatation, soit de vaso-constriction, déterminant, les uns et les autres, des états pathologiques plus ou moins accentués et : plus ou moins durables.
= CHAPTIRE I