Alfred Maury. Croyances du moyen âge , p
4. (Abbé Goudé). Hist. et légende du pays de Chdteaubriant , p. 330. o. Yves Sébillot, in Rev. des Trad. pop., t. XX, p. 19.
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LES ÉGLISES
pas de la fente d’un volel de la chapelle Saint-Goustan au Croisic, y lançaient une épingle ; si elle y passait du premier coup, le mariage avait lieu dans l’année, sinon il était reculé d'autant d'années que l’on avait essayé en vain de faire passer l’épingle1.
Les jeunes filles s’efforcent de faire pénétrer une pierre dans une sorte de niche au dessus du portail d’une chapelle voisine de Saint-Brieuc. A Jodoigne, une statuette très ancienne, aujourd'hui dans une chapelle’ était autrefois contenue dans une niche fixée à un arbre séculaire : à une hauteur d’environ cinq mètres les maîtresses branches formaient une autre niche où les amoureux tâchaient de faire tenir une pierre lancée ; si elle restait le vœu était exaucé, si elle retombait, la jeune fille n'avait pas son galant 2.
Parmi les nombreux moyens usités au XYIP siècle pour se débarrasser du nouement d’aiguillette figure celui qui consiste à pisser dans le trou de la serrure de l’Eglise où l’on a épousé. Quelques-uns disent qu’afin que ce moïen ait tout le succès qu’on peut espérer, il faut pisser par trois ou quatre matins dans ce trou3 4. Cet acte n entraînait pas de conséquences aussi dangereuses que celles qui, au XVe siècle, menaçaient les irrévérences commises au pourtour des églises : Qui se met à pissier contre un moustier c’est grant merveille se avant sa mort il ne chiet en apopelise. Cellui qui pisse ou fait sa nécessité contre l’église l’eaue benoite qu’il rechoit le dimence ne le puet aidier contre le tonnoire pour celle sepmaine