‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 154 sur 503 · LES CLOCHERS ET LES CLOCHES · texte numérisé non relu

LES CLOCHERS ET LES CLOCHES

Les gens voisins des églises dont les tours présentent des inclinaisons apparentes expliquent cette anomalie par des légendes. Il y a bien longtemps, lors de la procession qui a lieu à Saint-Jean du Doigt la veille de la fête, on fit partir du haut de la tour, suivant 1 usage, une fusée qui devait allumer, à trois cents mètres delà, le feu de joie. Mais la fusée s’arrêta en route, la procession s’arrêta aussi, et les fidèles en se détournant, virent le diable qui poussait la tour pour la faire tomber sur le peuple qui remplissait le cimetière. Pendant ce temps, l’enfant qui fait le rôle du petit saint Jean disparaît, et on le voit, tout en haut du clocher, qui s’oppose de toutes ses forces à l’entreprise de Satan, et finit par le chasser ; c’est depuis ce temps que

1. C. Fraysse. Le Folk-Lore baugeois, p. 111-32; Paul Sébillot. Petite légende dorée de la Haute-Bretagne , p. 39.

2. Paul Sébillot. Coutumes , p. 98; O. Colson, iü Wallonia , t. V, p. 33.

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