G. Fouju, in Rev. des Trad. pop. t. XIV, p
a. Soc. arch. du Finistère, 1890, p. 156 ; Henri Gaidoz. Un vieux rite médical , p. 44, 45; cet intéressant mémoire cite d’autres passages; cf. aussi H. Gaidoz, in Mélusine , t. VIII, col. 247 et suiv.
LES ËGLlSËS
éelui de saint Clair *. À Loc-Ronan là statue de saint Ronan repose sur une table massive soutenue par des anges ; il tient dans ses mains jointes son bâton pastoral et en appuie l’extrémité sur la face grimaçante d’un diable qui rampe à ses pieds ; les malades passent sous la table de granit et, pour compléter la curé, ils crachent en signe de mépris sur le diable 1 2.
A Saint-Dizier (Haut-Rhin) une ouverture en plein cintre permettait de passer sous un cénotaphe placé au milieu du chœur ; ce saint avait la spécialité du traitement des fous. On cessa de le leur appliquer vers 1843 ; mais la croyance à la vertu de la pierre avait survécu en subissant une transformation: en 1871 on y faisait passer les enfants au moment de leur première communion 3. C’est un des rares exemples où cette pratique ne se lie pas à la guérison^des malades ; on en rencontre un autre à Noirmoutier : deux conduits perpendiculaires où l’on peut passer en sé courbant et en se traînant sur les genoux, sont creusés sous le tombeau du saint ; ceux qui les traversent dans les deux sens se marient dans l’année 4 5 6.
Le passage sous la châsse portative du saint a surtout lieu lorsqu’on la promène pocessionnellement ; il était aussi pratiqué sous celles qui étaient fixes J. Vers 1830, on l’observait, en Basse-Bretagne : à Quimperlé, comme en plusieurs autres endroits, il y a dans l’église des châsses placées très bas; on passe dessous en se traînant sur le ventre, et il faut se faire arracher quelques cheveux par les clous G. AThiais 'Seine) les femmes, pour préserver leurs enfants du croup et d’autres maladies, les font bénir et consacrer en les faisant passer sùus la châsse de saint Leu, patron de la paroisse, à la fête decefsaiht7.
La friction est associée d’ordinaire à un autre rite : Les femmes pour devenir mères se frottaient, après enjavoir fait trois fois le tour, à un pilier de la chapelle d’Orcival dans le Puy-de-Dôme 8. On frictionne les e niants qui ne marchent pas seuls aune pierre de la longueur d’un homme environ, dans une chapelle de Saint-Samson, à deux lieues de Lannion, et l’on en fait trois fois le tour en disant des oraisons9. Les
1. Henri Bourgeois. La Vendée, les lies, p. 21 ; (Ducrestde Villeneuve). Le Château et la commune. Reunes, 1842, in-18, p. 143 ; Gutllotin de Corson, in Rev. Morbihonnaise, 1893, p. 394.
2. André Theuriet. Rev. des Deux-Mondes , 15 janvier 1881, cité par II. Gaidoz in Mélusine , t. VIH, col. 250-251.
3. Henri Gaidoz. Un vieux rite médical, p. 38-40 ; in Mélusine , t. VIII, col. 248.