F. Duine, in Rev. des Trad. pop., t. XVIII, p
3. Jacques du Breul. Le théâtre des Antiquité: de Paris, p. 84-85.
4. P.-L. Jacob. Curiosités de l'kistoire du, vieux Paris, in- 12, 67 et suiv.
LES VILLES
était sur une borne, où on la voyait encore en 1848, époque à laquelle M. Pinard publia à son sujet une notice et un dessin dans la Revue Archéologique 1 .
• La place Labourey à Besançon s’appelait autrefois place du Vieux- Marché ; son nom actuel viendrait de ce qu’un assassin de ce nom qui l’habitait aurait été exécuté devant sa maison, qui fut rasée et la place qu elle occupait labourée et semée de sel. Cet hommejétait un pâtissier qui, pour rendre ses pâtés plus succulents, y faisait entrer la chair de petits enfants qu’il égorgeait après les avoir attirés chez lui ; un petit doigt trouvé dans un pâté amena la découverte d’ossements et du corps non entièrement haché de la dernière victime. Onracontait, ilyaunequarantaine d’années, dans le quartier Saint-Sulpice de Paris, qu’un charcutier avait jadis égorgé des petits enfants, et qu’une femme trouvant un petit doigt dans une saucisse, en avertit les magistrats qui arrêtèrent le coupable2. 11 y avait aussi à Dijon, place Saint-Jean, une maison maudite, dont les combles avaient été rasés par autorité de justice, en punition d’un crime 3.
1. E. Fournier. Chroniques des rues de Paris, p. 364. Dans une légende de la province de Liège, le tenancier d’une auberge isolée, qui était en même temps barbier assassinait de cette façon les voyageurs (Alfred Harou, in Rev. des Trad., t. XI, p. 189). Le peuple de Bruxelles racontait qu’un charcutier, dont les produits étaient renommés, avoua à son lit de mort qu’il avait tué et accommodé plusieurs hommes qu’il avait réussi à attirer au-dessus d’une trappe qui les faisait tomber dans sa cave ( ibid ., p. 309).
2. Ch. Thuriet. Trad. du Doubs , p. 62-3 ; Paul Sébillot, in Rev. des Trad. pop., t. XI, p. 189.