lfarjavel. Dictons et sobriquets du Vaucluse, p
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Lorsque pendant les Cent Jours douze mille paysans entourèrent Pontivy, leun
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dans la Vendee historique, mai 1902; elle est sensiblement la ngure dans Tréhucq. La chanson pop . en Vendée , p. 304»
LH1ST01RE DE FRANCE DANS LA TRADITION POPULAIRE
cier Paul Féval, assez habile pasticheur pour eu avoir imposé même à des folkloristes. C'est lui qui répond à un écrivain qui prétendait l’avoir recueillie populairement : Le chouan qui vous a donné : Prends Ion fusil , Grégoire est un farceur . C’est moi qui suis l auteur de ce grand poème. J’avais une espèce de voix, autrefois et je chantais au piano des chants originaux que je faisais et dont quelques-uns ont bien couru la Bretagne vers 1863- 18C6. Prends ta gourde pour boire est un hugotisme. Prends la Vierge d'iooire , procède du même Jupiter romantique que Cathelineau ne connaissait pas 1 .
L’auteur d'une chanson sur le siège de Montuigu y a fait entrer avec des modifications, des couplets presque entiers de chansons antérieures :
La ville de Montaigu, grand Dieu quelle est belle,
Elle est si belle, et parfaite eu beauté,
Que Monsieur Charette veut la gagner 2 3.
Toutes ces chansons se trouvent dans Bujeaud, avec une vingtaine d’autres qui ne sont pas plus dignes que celles-ci de figurer dans un Romancero de la Vendée. Il constatait qu’il n’avait pu se les procurer qu après de longues et pénibles recherches ; elles sont probablement encore plus oubliées aujourd'hui.
En Haute-Bretagne, on n’a recueilli aucune chanson que 1 on puisse avec quelque certitude faire remonter au temps de la chouannerie. Il n’y en a guère davantage en pays bretonnant ; M. de la Villemarqué avoue que la chanson des Chouans a été composée par un prêtre ; les recueils de F.-M . Luzel et de N. Quellien n’en contiennent aucune.
Les soldats de la Vendée, comme de nos jours les Boers, avaient une sorte de considération superstitieuse pour certains canons. Us furent tellement ravis d’être en possession de pièces d’artillerie, qu’ils leur donnèrent des noms familiers et significatifs. Ils parurent même, eu certaines circonstances, regarder quelques-unes comme des espèces de fétiches, de la possession desquels dépendait la victoire : Les Vendéens prirent un beau canon de bronze qu'ils baptisèrent le Missionnaire, puis un autre qui datait des guerres catholiques ; ils l’appelèrent Marie-Jeanne. Quand ils perdirent Fontenay, ils perdirent Marie- Jeanne, autour de laquelle tombèrent sans broncher six cents paysans ; puis ils reprirent Fontenay, afin de reprendre Marie-Jeanne, et ils la ramenèrent sous le drapeau fleurdelisé, en la couvrant de fleurs et en la faisant baiser aux femmes qui passaient :i.
En llaute-Bretagne, aussi bien dans la partie de 1 Ille-et-V daine qui se distingua par son attachement aux idées nouvelles que dans les
1. Intermédiaire , 10 février, 10 mai 1883; Reçue des Trud. pop., t. III, p. 226.