LES MÉTAMORPHOSES
pour danser 1 . Sept petites pierres au-dessus d'un tumulus à N.-D. de Vitry furent aussi des jeunes filles qui, au moment de l’élévation, prenaient le même divertissement sur ce tertre 2. A Plounéour-Trez (Finistère) un cromlec'h, au milieu duquel se dressait un menhir, rappelait le châtiment degensqui, loinde suspendre leur danse pour laisser passer le recteur qui portait le viatique, l'avaient insulté : le tonnerre tomba sur eux et les changea en pierres3. La Chasse de Saint Hubert à Guéméné- Penfao se compose d’une longue série de blocs alignés; elle débouche d'un vallon sauvage, puis elle se lance à travers les landes de Lugançon, les bois du Luc et du Pont ; le cerf, très en avant de la meute, est arrivé jusqu’au bord de l’Isac ; c'est le menhir de Lausé ; plus loin dans la forêt du Pont, un ensemble formé de plusieurs blocs, est la voiture delà chasse. Toutce groupe eut vie ; mais il fut pétrifié parsaint Hubert, irrité contre un chasseur qui avait juré de forcer un cerf avant la messe le jour de Pâques; emporté par l’ardeur de lâchasse, il n'avait pas entendu sonner l'office, et, au moment de l’élévation, il fut changé en pierre ainsi que ses compagnons, la meute et le cerf4 5 6 7. À Tréhorenteuc des chasseurs subirent le même sort, pour avoir poursuivi une biche, le jour des Morts, au moment où le prêtre élevait l’hostie y.
Les deux menhirs du Rizzanèze portent divers noms, entre autres celui de II fraie et la Saora , que l'on traduit aussi par : le Moine et la Religieuse, ün raconte à Sartène que jadis un moine enleva une nonne, et que, pendant qu'ils s’enfuyaient dans la direction de Propriano pour gagner la mer, Dieu les changea en pierres ; la plus grosse serait le moine et la plus petite la religieuse . Non loin de la route qui passe au pied du Mont Saint-Michel de Braspartz un alignement formé d’une vingtaine de petits menhirs nommés Eured Feu, noce de pierres, est dâ à la métamorphose de personnes qui se rendaient à un mariage. Il est vraisemblable qu’il avait une légende, peut-être analogue à celle qui rapporte que des menhirs, dans un petit champ des environs de Pontaven, sont les gens d’une noce pétrifiés pour crime de fornication 1 .
Plusieurs alignements du Morbihan dont la disposition régulière fait songer sans trop d’efforts à des troupes rangées, doivent leur origine