‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 72 sur 503 · LES OFFRANDES · texte numérisé non relu

LES OFFRANDES

Ceux qui viennent demander aux pierres le bonheur ou la santé font, avant ou après l'accomplissement du rite principal, des offrandes destinées au génie qu’ils sont venus implorer. Plusieurs de ces présents sont en rapport avec l’amour: Les jeunes tilles qui grimpaient, pour se marier dans l’année, sur la pierre levée de Colombiers y laissaient une pièce de monnaie. Dans la première moitié du siècle dernier, elles déposaient des flocons de laine et des amulettes dans les fissures des menhirs de Long-Boël (Seine-Inférieure). M. de Montbret, membre de l’Institut, trouva dans les fentes d’un dolmen près de Guérande, en 1820, des touffes de laine rose liées avec du clinquant, et on lui dit que ces offrandes étaient faites, en cachette des curés, par des jeunes tilles, dans l’espoir de rencontrer un épouseur dans l’année6. Maintenant encore ou découvre presque dans chaque trou ou fissure du menhir de Pierre-Frite dans la vallée du Lu nain (Seine-et-Marne) un clou ou tout au moins une épingle qui y ont été enfoncés par les

1. Julien Sacaze. Le culte des pierres au pays de Luchon, p. 903.

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