Coundes biarnès, p. 123 et suiv
3. A. Orain. Le Folk-Lore de Ville- et-V Haine, t. II, p. 68-69 ; Antomn Perbosc,
^I^dicton^dTilaute-b^etagne : « Les.jayes de maïchèyentdu mal cadu’ (épilepsie) fait probablement allusion à une légende analogue.
origine Légendaire des cris
Wallonie, c’est le moineau qui, par ses cris perçants et précipités, fît découvrir le Sauveur dans le Jardin des Oliviers. Depuis il est maudit, et le peuple de Liège traduit son cri par ces mots : « Juif ! Juif ! Juif ! » On dit aussi que pendant que le rouge-gorge essayait de refermer la plaie au flanc du Christ, la pie ricanait, disant : « Rac, rac ! rac ! » en prévoyant qu’il n’y parviendrait pas ; depuis elle ne peut plus dire autre chose 1 2 . La tourterelle a gardé le cri plaintif qu’elle poussait, posée sur 1 un des bras de la croix. Dans le Luxembourg c’est la verdière qui a fait découvrir le tombeau du Christ, et on traduit son cri par : Dizo , dizo sis ’ pir. Dessous, dessous cette pierre. Voici comment on explique le chant du ramier dans les villages du Condroz ; Lors d’une famine qui désolait le pays, la mésange lui offrit une gousse de féverolles en échange de sa sœur. Le ramier, pressé par la faim, la livra: elle fut emmenée dans les profondeurs de la forêt et n’en revint jamais. Depuis cet acte criminel, le ramier roucoule plaintivement sous la ramée : « Pauvre sou ! - »
Plusieurs récits fondés sur une traduction, parfois assez libre, de la phrase la plus fréquente du chant des oiseaux, racontent qu’ils ont contribué à des inventions utiles, en donnant des conseils à des ouvriers qui ne pouvaient résoudre une difficulté de leur métier : en Nivernais, la corneille a appris aux couturières à couper les chemises en criant à 1 une d elles qui ne pouvait y parvenir : « De bia ! (de biais) » . On d:t en Haute-Bretagne qu’un maçon occupé à bâtir un mur ne savait comment faire tenir un moellon quand une caille qui était derrière lui se mit à répéter : « Bout par bout ! » D après une petite légende bretonne, c’est à la pie que l’on doit de pouvoir souder le fer : un forgeron essayait en vain d en souder un morceau 5 une pie perchée dans un chêne voisin lui criait: « Mets de l’argile! » Le forgeron se fâcha d abord et dit des injures à l’oiseau ; mais il finit tout de même par suivre son conseil, et le fer se souda on ne peut mieux. On raconte en Languedoc qu’un homme qui pelait un cheval, et qui avait enlevé la moitié de la peau était bien embarrassé pour écorcher le reste, la bête étant couchée sur le flanc, lorsqu’il entendit le verdier qui chantait : Jeu lou viraio ! il suivit le conseil de l’oiseau et put achever son travail 3.
Le rossignol fait entendre son chant presque sans discontinuer pendant les nuits de printemps : des légendes attribuent cette circonstance,