J. -B. Thiers. Traité des Sup., t. I, p
3. E. Rolland . Faune pop., t. III, p. 290 ; Paul Sébillot. Tract., t. II, p 286 ’
Roussey. Glossaire de Bournois, p. 131 ; Paul Sébillot. Coutumes , p. 267 • E Rolland. p 269; Alfred Harou, in Rev. des Trad. pop., t. XVII, p. 219 ; L. duBois Becherch.es sur la Normandie , p. 339 ; E. Rolland, p. 286, 324 ; Fr. Daleau. Trad île la Gironde, p. 31 ; Paul-Yves Sébillot, in Rev. des Trad. pop., t. XII p 511- Goram. de Mme Destriché. r
lv4' ®**?i0lISad’w1- C’’ p- 280 ; Auricoste de Lazarque, in Rev. des Trad. pop., t. X, .p. .81 ; E Monseur. Tolklore wallon, p. 10; C. de Mensignac. Sup de la wallon e’l8931 *p RolIand> L c., p. 324 ; E. Monseur, I. c., p. 12 ; Bull, de F.-L.
LES INSECTES
Sans doute à cause de leur nom, le peuple a pour les fils de la Vierge une considération particulière : en Haute-Bretagne quand on en brise un, on fait pleurer le bon Dieu. L’eau des fontaines où il y en a est meilleure que celle des autres, parce que la Vierge y est venue filer la nuit L
Il est des insectes, qui loin d’être respectés, sont mis à mort ou torturés à cause de la malfaisance, parfois imaginaire, qu’on leur attribue : en Haute-Bretagne, on tue les cerfs-volants, parce que si on négligeait de le faire ils viendraient coucher avec la personne qui les aurait eus à sa portée ; les paysans d’I Ile-et-Vilaine écrasent toutes les courtilières, et même pour plus de sûreté, les brûlent ; ils considèrent cet insecte, qu’ils nomment le Tac, comme très dangereux ; ils tuent aussi les papillons de nuit, réputés venimeux. Les enfants du Bocage normand poursuivent de leur haine, à cause de son nom, le Chariot du Diable, sorte de carabe doré. Dans la Flandre française l'etfet de la mauvaise rencontre de l’araignée est détruit si on 1 écrase 5 en 1 lie— g t— Vi laine on tue les chenilles parce que leur vue est d'un fâcheux présage 2.
Le meurtre de certains insectes procure la chance ou même la richesse ; dans les Hautes-Vosges l’on a du bonheur assuré si l’on peut tuer le premier papillon que l’on voit. En Auvergne, on fait une trouvaille si on écrase un perce-oreille avec la pointe du petit doigt en faisant la croix, et que l’on trace un cercle autour avec ce doigt ; en Wallonie, écraser une araignée le matin est un présage d’argent 3.
La capture de quelques insectes ailés, sans doute à cause de sa difficulté, assure des avantages. Au XVIe siècle, Noël du Fail disait en parlant des superstitions des environs de Rennes: Qui veult estre marié en l’an prenne le premier papillon qu il verra. Je n ai pas recueilli cette croyance dans ce pays ; mais on y assure que si on peut attraper une demoiselle on se marie dans l’année. Dans la Bigorre, le premier papillon pris, le premier essaim vu et recueilli par une jeune fille sont un indice certain qu elle se mariera dans le même espace de temps. On croit en Poitou, dans les Vosges et en Haute-Bretagne, que si on peut attraper le premier papillon qu’on voit on trouve un essaim dans 1 année, en Wallonie que l’on trouvera quelque chose près de l’endroit où on l’a capturé 4.
d. Rev. des Trad. pop., t. XVI, p. 141.
2. Paul Sébillot. Noies sur les traditions, p. 17 ; Trad., t. Il, p. 293 ; J. Lecœur. Esquisses du Rocage normand , t. I, p. 270 ; A. Desrousseaux. Mœurs de la h landt e française , t. Il, p. 278 ; Paul Sébillot, 1. c., t. II, p. 286.
3. L.-F. Sauvé. Le F.-L. des Hautes-Vosges, p. 317 ; D1' Pommerol, iu Rev. des Trad. pop., t. XII, p. 552; E. Monseur. Le F.-L. wallon, p. 9.
4. Œuvres, éd. Assezat, t. I, p. 112; Paul Sébillot. Trad., t. II, p. 209, N. Rosapelly. Au pays de Bigorre, p. 52; Léo Desaivre. Croyances , p. 30; Richard. Trad. de Lorraine, p. 240.