Les Evangiles des Quenouilles , App. B
3. E. Rolland. Faune pop., t. IV, p. 194 ; abbé L. Dardy. Anthologie de V Albret, t. II, p. 359 ; A. S. Morin. Le Prêtre et le Sorcier, p. 262, 265; Paul Sébillot Trad t. II, p. 31.
LËS MAMMIFÈRES DOMESTIQUES
en Bourbonnais, sitôt après le vêlage, on fait une croix sur le dos de la vache avec son premier lait1. Dans les Deux-Sèvres, il est prudent de soustraire à tous les regards les cochons qui viennent de naître, de peur qu’on ne leur jette un sort 2.
Les qualités, et plus souvent les défauts de certaines bêtes tiennent aux circonstances et surtout à l’époque de leur naissance. Au XVe siècle la première portée d’une chienne nourrie à la maison devait etre noyée, parce que les petits devenaient mauvais et étaient dangereux de la dent. Dans la Gironde, on noie les chiens et les chatons dune première portée, les uns parce qu'ils enragent facilement, les autres parce qu’ils ne sont pas bon ratiers. 3 * Les chats de mars sont regardés comme excellents en Anjou ; ils passent dans le Finistère pour être batailleurs; quelques-uns vont même au sabbat; ceux d avril sont bons chasseurs de souris, mais ceux du mois d’août ne savent prendre que des reptiles qu’ils apportent en triomphe à la maison*. Au XV0 siècle, les chats de mai étaient, comme encore de nos jours en beaucoup de pays, réputés ne rien valoir : S’en vostre maison avez une chatte qui faonne des petis ou mois de may, failtes-les incontinent jetter au loin ; car qui en esleve doit savoir que jamais ils ne font nulz biens 5. Aux environs de Lorient, où l’on dit d’une personne méchante qu’elle est mauvaise comme un chat de mai, on tue ceux qui sont nés dans ce mois; d’ailleurs le père chat lui même se charge ordinairement de les étrangler ; en Haute-Bretagne et dans les Deux-Sèvres, on accuse aussi les matous de cette exécution ; mais dans le second de ces pays les chats venus dans ce mois sont, contrairement à la croyance la plus répandue, meilleurs que les autres. En Wallonie, les chats nés après la Saint-Jean ne grandissent pas, et sont généralement dédaignés , à Malmédy, dans la Prusse wallonne, on a soin de leur couper le bout de la queue6.
Il existe dans certaines localités de la Lozère des personnes ayant la réputation de sorcières et auxquelles on doit présenter les petits chiens pour qu’ils les bénissent. Les chiens qui n'ont pas été soumis à cette
1. Abbé L. Dardy. Anthol. de VAlbret , t. 1, p. 211 ; J.-B. Thiers Traité des Sup.,
t I D. 318' E. Rolland. Faune pop., t. V, p. 103; t. IV, p. 194, t. , p. ,
Alfred Ilarou. Le F.-L. de Godarville, p. 21; Emile Guillemin. La vie d un simp e,
roman. Paris, 1904, p. 251.
f. >H. 31 ; VT. Daleau. Trad. » la «
P 423À. de Soland. Dictons rimés de l'Anjou , p. 15 ; H. Le Carguet, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p. 198.
5. Les Evangiles des Quenouilles, App. B. 111, 33. . Pfln, Q(5bi.
6. E. Rolland. Faune pop., t. IV, p. 110 ;B. Bouché Croyances, p. ( 5 , , Pau . ~ébû
lot. Trad., t. II, p. 43; Alfred Harou. Le F.-L. de Godarville, p. 16, in Rev. des Trad. pop., t. XVII, p. 371.
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bénédiction sont en général privés d'odorat. En Poitou on a l'h.ntude, huit jours après la naissance d’un mulet de manem H • b'" dans le canton de Lezay, on fête celle d'un poulain var ! d amis appelé coya. Dans le Bocage vendéen une vache Lï T
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