‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 78 sur 506 · C. d’Amézeuil. Récits bretons, p 139 -'r r PY Jo r u · texte numérisé non relu

C. d’Amézeuil. Récits bretons, p 139 -'r r PY Jo r u

Loire , p. 5. ’ p L- Lex- Le Culte des eaux en Saône-et-

4. Ladoucette. Mélanges, P..4d9; E. Rolland. Faune pop., ,. V, p. 103,

LES MAMMIFERES DOMESTIQUES

sainct Jehan tandis qu'on sonne nonne.... Qu. meUe™1 'es ^ deseure l’uys de l’estable où les vaches couchent en disant . Que Dieu sauve et saincte Bride, elles donneront lait tousjours de bien en m.eulx Deux cents ans plus tard, on frottait les pieds (sic) des vaches, des truies, des cavales, etc. avec un certain simple qui devait avoir ete cueilli ce même jour avantle soleil levé. Dans le Loiret, c«9taT<“. la rosée de mai qu'on frotte le pis des laitières le matin d“ P™mle mai. En Poitou, pour que la vache se laisse traire sans difficulté, on doit lui faire boire le premier lait que l'on tire après qu elle a vele .

Certaines circonstances peuvent amener le tarissement des vac s. il se produit en Poitou si on les trait sur la litière, en Haute-Bretagne si elles ont été mises dans une maison bénite ; dans le Tarn, s. on laisse tomber le lait h terre et qu'on mette le pied dessus, ou si on le renverse dans le feu!. Suivant la croyance la plus répandue, lorsqu e es ces sans cause apparente de donner du lait, ou qu'il se présente sous un aspect anormal, elles ont été l'objet d'un maléfice. Il y a longtemps que l’on accuse les sorcières de s’adonner à ces pratiques coupables , c’était au XVII0 siècle une de leurs malfaisances habituelles .

Elle sçavoit par artifice

Nouer l’aiguillette et bien pis

Elle laisoit tarir le pis

Tant des asnesses que des vaches .

Quelques-uns de ces actes s’accomplissent à l'intérieur des maisons ou dans l'étable même ; au XVII- siècle, une herbe séchee a 1» <*0"“'née amenait le tarissement des vaches. On attribuait autrefois, dans les environs de Sarrebourg, à certaines gens la puissance de soustraire le lait d’un village à un autre ; on les avait vus le recevoir dans un seau en trayant le cramail de la cheminée. En Auvergne, des personnes peuvent, rien qu'en entrant dans l'écurie et en regardant la vache, faire passer son lait chez elles; lorsque celle qu'on soupçonne est partie, .1 tant prendre une touffe de poil de la bête et la cacher dans un trou du mur ‘.

Ainsi qu'on l’a vu, t. Il, p. 373, plusieurs de ces pratiques sont en relation avec les eaux ; mais des femmes ont recours a d autres sortilèges pour détourner la crème d'autrui: en Anjou, elles doivent opérer le 1" mai, avant le lever du soleil ; elles traînent avec une ice leur couloir (filtre a lait) en disant à mi-voix : « Lait et beurre viens tout chez moi, et rien chez mes voisines. » Aux environs de Quintui

1. les Evangiles des Quenouilles, V. 6 II était bon aussi que la vache : « bois

fois le tour du taureau avant l'accouplement, <b,d 1; J-B. Thiers. Superstitions, 1. I, p. 371 ; E. Holland. Faune pop., t. V, p. 102. A de

2. Léo Desaivre. Croyances , etc., p. 23; Paul bebillot. T>a . . P-

Chesnel. Usages de la Montagne noire , p. 312.

3 L Richèr. L'Ovide bouffon (1651), IVe partie. . ,fil. nr Pnm.

4. J.-B. Thiers, 1. c„ t. I, p. 153; Richard. Irad. de Lorraine, p. 161, IR Pom-

merol, in Rev. des Trad. pop., t. XV, p. 44.

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