‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 163 sur 491 · E. Rolland. Faune pop., t. II, p · texte numérisé non relu

E. Rolland. Faune pop., t. II, p

2. Gervasins de Tilbury. Olia imperialia, éd. Leibnitz, p. 993 ; Le Violier des histoires romaines, p. 216.

3. J. Lecœur. Esquisses du Bocage normand, t. I, p. 242; Jacques de Vitry. Exempta, p. 109 et notes, p. 245; Maison rustique, 1597, liv. I, p. 17 ; Aneau. Description philosophale, p. 7.

4. Les Emblèmes d'amour divin et humain expliquez par des vers françois par un Père capucin. Paris, 1631, in-12, p. 26 ; D. Monnier et A. Vingtrinier. Trad., p. 153.

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pourquoi il perche dans les arbres ; au temps jadis il trouva son père pendu à un chêne, et il en fut tellement frappé qu'il déserta le pays : Seulement chaque année il y revient et y chante pendant trois mois le Libéra de son malheureux père1.

Suivant les dires populaires, il existe une espèce d'association amicale entre des oiseaux d'espèces différentes : On croit dans la Gironde que le roitelet voyage sous l'aile de la bécasse ; en Haute-Bretagne, la huppe est la compagne du pivert, qui lui est reconnaissant d'un acte accompli à une époque lointaine : ils avaient résolu d'émigrer ; mais il leur fallait traverser la mer; à mi-chemin, le pivert, lassé/s'endormait et la huppe ne cessait de lui crier : Houpe .' houpe ! pour le ranimer. C'est ainsi qu'il finit par arriver au but de son voyage ; pour la remercier de son aide il se mit à creuser dans le tronc des arbres des trous pour servir au nid de la huppe. Les Solognots disaient au XVIIIe siècle, que lorsqu'on avait découvert un nid de ramier, on pouvait être assuré qu'il y avait dans le voisinage un nid d'émerillon, parceque l'émerillon protège le ramier contre les autres oiseaux de proie. Dans le Bocage normand, le pinson, qui part et revient en même temps que la grive, édifie souvent son nid près du sien et dans le même arbre *.

On explique le proverbe : les corbeaux ne crèvent pas les yeux aux corbeaux, en disant qu'ils cherchent à crever les yeux des oiseaux qu'ils combattent, mais qu'entre eux ils n'agissent pas de même ; on prétend que celui de ces oiseaux qui perd la vue devient pour ceux de son espèce un objet de commisération3.

Un poète satirique d'origine normande fait allusion à des inimitiés qui ne semblent pas très connues maintenant :

Entre- les Chats-huans et jasardes Corneilles Entre les Chardonnets et grivelez Mauvis La même antipathie est aux Amans ravis *.

Quelquefois les oiseaux s'égosillent à crier et semblent injurier et provoquer leurs adversaires. Les paysans traduisent parfois leur langage par des phrases patoises ingénieusement adaptées à leurs cris. En Auvergne, la pie dit au merle : Ja!ja! te vau gafa, gafa, gafa! Ha ! Ha ! Ha ! je vais te mordre, mordre, mordre ! Le merle répond : Agasso ! trasso d'agasso/ trasso ! trasso! meissanto pesso ! grresso !

1. Achille Millier), in Rev. des Trad. pop., t. II, p. 26. Cette légende est en contradiction avec la croyance suivant laquelle le coucou devenu graud avale son père et sa mère. (E. Rolland, 1. c, t. II, p. 96).

2. F. Daleau. Trad. de la Gironde, p. 61 ; Paul Sébillot. Traditions de la Haute- Bretagne, t. II, p. 185; E. Rolland. Faune pop., t. 11, p. 330, d'à. Salerne Ornithologie, 1157 ; J. Lecœur. Esquisses du Hocage Jionnand, t. 1, p. 249.

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